À la suite des fortes pluies enregistrées les 28 et 29 mars dans le Grand Lomé, les autorités ont engagé une concertation pour faire le point sur la gestion des inondations. Une réunion s’est tenue le 1er avril, rassemblant maires, préfets et acteurs techniques impliqués dans la réponse d’urgence.

Au cœur des échanges, l’efficacité du dispositif actuel, notamment le plan ORSEC, activé en continu durant les intempéries. Si des interventions rapides ont permis de limiter les impacts dans certaines zones, des insuffisances ont toutefois été relevées, en particulier dans la coordination des actions et la circulation de l’information entre les différents intervenants.
Les autorités ont salué l’engagement des forces de sécurité, de l’Agence nationale de la protection civile et des services météorologiques, tout en appelant à une amélioration des mécanismes d’intervention. Une meilleure anticipation et une réactivité accrue figurent désormais parmi les attentes prioritaires.

Cette rencontre a également permis d’identifier les zones les plus exposées aux inondations et de souligner les défis liés à l’urbanisation rapide. L’occupation anarchique des espaces et les insuffisances en matière d’assainissement accentuent la vulnérabilité de certains quartiers face aux fortes précipitations.
Face à ces constats, plusieurs axes d’action ont été retenus. Il s’agit notamment de renforcer la coordination entre les structures impliquées, d’améliorer les systèmes d’alerte précoce, d’intensifier les travaux d’assainissement et de maintenir une veille permanente sur les zones à risque.

Dans un contexte marqué par la récurrence des épisodes climatiques extrêmes, les autorités entendent adapter leur dispositif afin de mieux protéger les populations et limiter les conséquences de ces phénomènes.
