Le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a ouvert jeudi 2 avril 2026 la première session ordinaire de l’année sous le signe de l’espérance et de la continuité républicaine. Cette cérémonie solennelle s’est déroulée en présence des plus hautes autorités de l’État et des représentants de la communauté diplomatique.

Le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, les présidents des institutions de la République et les membres du gouvernement ont assisté à l’événement. Le ministre en charge des Institutions avec le Parlement, Gilbert Bawara, figurait parmi les membres du gouvernement présents.
Des députés, des représentants du corps diplomatique et consulaire, des délégués d’organisations internationales, des chefs traditionnels et d’autres personnalités ont également répondu présents à cette cérémonie d’ouverture qui marque le début des travaux parlementaires de 2026.
Le président du Sénat a souligné la portée symbolique de cette ouverture. « L’ouverture de la première session du Sénat n’est pas un simple usage protocolaire, elle est aussi le témoignage de notre volonté commune de consolider le dialogue institutionnel, cette clé de voûte de notre système bicaméral qui fait la force de notre démocratie », a-t-il déclaré.

Barry Moussa Barqué a saisi l’occasion pour présenter le bilan des deux sessions précédentes. Les travaux parlementaires ont été marqués par une activité législative soutenue et des avancées significatives dans l’exercice des prérogatives du Sénat.
« Dix textes de lois majeures ont été adoptés au cours de la précédente session. Sept textes de loi sont le fruit d’une analyse approfondie conformément à nos prérogatives », a indiqué le président. Cette production législative témoigne du dynamisme de la Chambre haute dans sa mission de légiférer.
Le président du Sénat a mis en avant la qualité du travail parlementaire réalisé. « À travers nos études, nous avons touché du doigt la réalité de nos territorialités, nous avons identifié les difficultés et adapté les lois à notre environnement social », a-t-il précisé.

Cette approche pragmatique illustre la volonté des sénateurs d’ancrer leur action législative dans les réalités du terrain. L’examen approfondi des textes permet d’identifier les contraintes spécifiques des différentes régions et d’y apporter des réponses adaptées.
Barry Moussa Barqué s’est réjoui des efforts déployés durant les deux dernières sessions, estimant que ces exercices ont amélioré la pratique parlementaire dans le pays. Le renforcement des capacités d’analyse et la qualité des débats contribuent à l’enrichissement du système bicaméral togolais.
Le président du Sénat a salué l’œuvre remarquable du Président du Conseil à travers la modernisation des infrastructures de développement. Les investissements dans les routes, les ponts et les équipements collectifs transforment progressivement le paysage national.
Il a également souligné l’amélioration du système éducatif et sanitaire ainsi que le renforcement de l’autonomisation des populations communautaires les moins favorisées. Ces politiques publiques contribuent à réduire les inégalités et à promouvoir l’inclusion sociale.

Le président du Sénat a informé les sénateurs d’un événement d’envergure internationale que le Togo accueillera prochainement. Le Parlement togolais recevra la 17ème conférence des présidents d’assemblées et de sections de la région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF).
Cette conférence se tiendra à Lomé du 7 au 9 avril prochain et réunira les plus hautes autorités parlementaires de l’espace francophone africain. L’organisation de cet événement consacre le rayonnement du Parlement togolais et sa place au sein de la Francophonie parlementaire.
Cette première session ordinaire 2026 intervient dans un contexte de consolidation de la Ve République entrée en vigueur en mai 2024. Le bicamérisme constitue l’une des innovations majeures de la nouvelle architecture institutionnelle togolaise.

Le Sénat, créé par la Constitution de 2024, joue un rôle essentiel dans l’équilibre des pouvoirs et la représentation des territoires. Son bilan législatif témoigne de sa montée en puissance progressive dans le paysage institutionnel togolais.
L’accent mis sur le dialogue institutionnel et la continuité républicaine reflète la volonté des autorités parlementaires de faire du bicamérisme un instrument de stabilité et de démocratie. La collaboration entre les deux chambres du Parlement renforce la qualité de la production législative.
