Le rapport Women, Business and the Law 2026 du Groupe de la Banque mondiale place le Togo à la deuxième position africaine pour le pilier des cadres juridiques, avec un score de 79,33 sur 100. Ce classement consacre les réformes menées ces dernières années en faveur de la protection juridique des femmes. Pourtant, au secrétariat général de la présidence du Conseil, on refuse de s’arrêter à ce constat.
Le secrétaire général de la présidence du Conseil a rappelé avec force que ces résultats ne doivent pas conduire à l’autosatisfaction. Selon lui, la dynamique des réformes doit se poursuivre. Cette déclaration souligne la responsabilité qu’engagent les succès obtenus. Elle inscrit l’action publique dans une logique de continuité où chaque acquis devient le point de départ d’un nouvel effort.
Les indicateurs témoignent d’améliorations notables. Le Togo possède désormais l’un des systèmes légaux les plus favorables aux femmes en Afrique. Néanmoins, la conviction exprimée à la présidence du Conseil rappelle une évidence. Les droits des femmes, comme toute conquête sociale, exigent d’être consolidés, approfondis et constamment réaffirmés. Les inégalités, bien que réduites, n’ont pas totalement disparu.
La poursuite des réformes implique de renforcer le cadre juridique pour garantir une égalité toujours plus effective. Elle nécessite d’élargir l’accès des femmes aux ressources économiques et de consolider les mécanismes de protection contre les discriminations et les violences. L’investissement dans l’éducation, la formation et l’accompagnement des femmes doit leur permettre de saisir pleinement les opportunités.
Cette dynamique ne relève pas uniquement des autorités publiques. Elle appelle une mobilisation collective des institutions, des acteurs économiques, de la société civile et des communautés. Changer durablement les réalités nécessite une évolution des mentalités, une remise en question des normes sociales et une adhésion de tous aux principes d’égalité. Les réformes produiront des effets profonds et durables à ce prix.
Le refus de l’autosatisfaction traduit une exigence qui honore le chemin parcouru. Les 79,33 points obtenus au classement de la Banque mondiale ne constituent pas un aboutissement mais une étape. La deuxième place africaine engage à poursuivre les transformations pour atteindre l’égalité réelle entre hommes et femmes.
