La mise en œuvre des politiques publiques s’appuie sur des cadres successifs qui encadrent les priorités économiques et sociales sur le long terme. Ces référentiels ont servi de base à la conduite des actions de développement et à l’organisation des interventions de l’État.
Entre 2013 et 2017, la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi a constitué un premier cadre structurant. Elle a orienté les efforts vers des secteurs jugés prioritaires afin de soutenir la croissance économique et favoriser l’accès à l’emploi. Sur cette période, l’activité économique a connu une progression avec un produit intérieur brut estimé à 4,4 pour cent en 2017.
Les infrastructures ont été renforcées, avec une part importante du réseau routier national aménagé, tandis que l’usage de la téléphonie mobile a poursuivi son expansion. Des réformes ont également été engagées pour faciliter les démarches administratives liées à la création d’entreprises, en parallèle d’actions menées dans le secteur sanitaire.
La période 2018 à 2022 a ensuite été marquée par le Plan national de développement. Ce cadre a mis l’accent sur la transformation de l’économie à travers l’investissement dans les infrastructures, la modernisation des secteurs productifs et l’amélioration des conditions d’investissement. Le montant global des actions programmées est évalué à 4 622 milliards de francs CFA, avec une contribution attendue du secteur privé de 2 999 milliards de francs CFA.
Les projections prévoyaient une croissance de 7,6 pour cent ainsi que la création de 500 000 emplois directs. Les interventions ont également concerné l’éducation, la santé et les mécanismes d’inclusion financière.
La feuille de route gouvernementale 2020 à 2025 a poursuivi cette dynamique avec une approche centrée sur les résultats. Elle repose sur 42 projets et réformes prioritaires et mobilise plus de 3 000 milliards de francs CFA d’investissements.
Les priorités incluent l’accès aux services sociaux essentiels, la création d’emplois, la digitalisation des administrations publiques et le renforcement de la résilience économique et sociale. Les perspectives de croissance sont estimées à plus de 6,5 pour cent en 2024.
L’ensemble de ces dispositifs forme une progression continue dans la planification du développement. Chaque cadre prolonge le précédent tout en intégrant de nouvelles orientations adaptées aux enjeux successifs.
