Le président de la République, Jean-Lucien Savi de Tové, a procédé ce 23 avril 2026 à l’ouverture officielle du Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LanNSA). La cérémonie s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 66e anniversaire de l’indépendance du pays.

Ce nouveau laboratoire a pour mission de contrôler et d’analyser les denrées alimentaires ainsi que les produits d’origine végétale et animale selon des normes reconnues à l’échelle internationale. Il devra aussi produire des données scientifiques destinées à l’évaluation des risques sanitaires et phytosanitaires.

À travers cette initiative, les autorités publiques entendent renforcer la protection des consommateurs. L’objectif est également d’assurer la qualité des productions agricoles et de soutenir leur accès aux marchés régionaux et internationaux. Le LanNSA apparaît ainsi comme un outil dédié à la surveillance de la chaîne alimentaire, du champ jusqu’à la consommation.

Selon les informations officielles, le Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LanNSA) est un établissement public à caractère scientifique et technologique. Il dispose d’une personnalité morale et d’une autonomie financière. Sa tutelle technique relève du ministère en charge de l’agriculture, tandis que sa gestion financière dépend du ministère chargé du budget.
Dans ses activités, la structure réalise des analyses chimiques et microbiologiques. Elle développe aussi des méthodes d’analyse adaptées aux exigences actuelles. Le LanNSA agit comme un cadre interministériel chargé d’évaluer les risques liés à l’alimentation humaine et animale. Cette approche vise à limiter l’exposition aux dangers d’origine chimique ou microbiologique.

Par ailleurs, le laboratoire accompagne les acteurs du secteur agricole et agroalimentaire. Il intervient dans la certification des produits, que ce soit pour le marché local ou pour les échanges extérieurs. Cette contribution participe à l’organisation du secteur et à son adaptation aux exigences du commerce international.

Toutefois, plusieurs défis sont identifiés pour assurer le fonctionnement durable de la structure. Parmi eux figurent la maintenance des équipements, la formation continue du personnel technique, ainsi que l’approvisionnement régulier en réactifs. La question de l’énergie et celle de la fidélisation des agents restent également posées. À cela s’ajoute la nécessité de conserver une reconnaissance internationale à travers l’élargissement des accréditations.
Avec la mise en service du Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LanNSA), les autorités disposent désormais d’un instrument dédié à l’analyse et au suivi de la qualité des produits alimentaires.
