Le projet d’identification biométrique (E-ID) poursuit son déploiement dans les collectivités territoriales avec une phase de sensibilisation et de préparation des acteurs locaux dans la préfecture d’Agou. Durant deux jours, responsables administratifs, représentants communautaires et acteurs sociaux ont échangé sur les mécanismes liés à l’enrôlement biométrique ainsi qu’à la gestion des plaintes des populations.
Pilotée par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, via l’Agence nationale d’identification (ANID), la rencontre a permis de clarifier les modalités pratiques du programme. L’objectif affiché reste la création d’une identité unique et sécurisée pour chaque citoyen.
Les participants ont notamment passé en revue l’organisation des opérations d’enregistrement, les centres retenus pour l’identification biométrique ainsi que les responsabilités confiées aux différents intervenants. Une attention particulière a aussi été portée au fonctionnement du Comité intercommunal de gestion des plaintes (CCGP), mis en place à l’issue des travaux.

Ce mécanisme devra recueillir les préoccupations des habitants, suivre les réclamations et faciliter leur traitement durant les différentes phases du projet. Les échanges ont également abordé les questions liées aux violences basées sur le genre, au harcèlement ainsi qu’aux abus sexuels susceptibles d’apparaître lors des opérations de terrain.
Le directeur général de l’Action sociale, Agbonon Kodjo Sivah, a rappelé que l’identification biométrique répond à la politique de digitalisation des services publics engagée par les autorités nationales. Selon lui, ce dispositif doit contribuer à simplifier l’accès aux prestations administratives et à plusieurs services essentiels.
« L’identification biométrique contribuera à faciliter l’accès aux services publics et privés, à renforcer l’inclusion sociale et à promouvoir l’intégration régionale », a-t-il déclaré devant les participants, avant d’appeler les relais locaux à renforcer la sensibilisation dans les communautés.
De son côté, le secrétaire général de la préfecture d’Agou, Assignon Kodjo, a insisté sur le rôle des populations dans le déroulement du programme. Il a rappelé que les comités de gestion des plaintes ont été créés pour recueillir les préoccupations des citoyens et préserver un climat de confiance autour du processus.
Les autorités prévoient la poursuite de ces séances d’information dans plusieurs autres préfectures, notamment Kloto, Kpélé, Wawa, Akébou, Danyi, Badou et Amlamé.
