Le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a reçu samedi 23 mai 2026 le président de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop. Les discussions ont porté sur la mise en œuvre des réformes communautaires, le renforcement de la gouvernance économique et les défis sécuritaires de la sous-région.
Abdoulaye Diop a dressé un bilan positif de la situation économique de l’Union. La dynamique régionale affiche un taux de croissance moyen supérieur à 6%. Les autres agrégats macroéconomiques suivent également une trajectoire favorable. « Nous avons discuté de la situation économique de notre Union. La dynamique économique est marquée par un taux de croissance moyen de plus de 6%. Les autres agrégats macroéconomiques sont également bien orientés. Ce sont des questions importantes que nous avons abordées avec Monsieur le Président du Conseil. Nous avons naturellement recueilli ses orientations pour bâtir une Union plus dynamique, plus forte et résiliente », a-t-il déclaré.

Le président de la Commission a présenté les résultats de la onzième Revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets communautaires. Cette évaluation s’est tenue le 11 mai 2026 au titre de l’exercice 2025. Elle a permis d’identifier les voies et moyens pour assurer une bonne transposition des réformes politiques communautaires. L’accent a été mis sur l’accélération de l’exécution de ces politiques au niveau national.
Abdoulaye Diop a salué les performances économiques et financières du Togo. Il estime qu’elles contribuent positivement aux résultats globaux de l’Union. « Nous saluons les performances macroéconomiques et de gestion économique et financière du Togo, lesquelles confortent globalement ce qui se fait au niveau de l’Union. Les performances globales de l’Union reposent nécessairement sur la solidité des performances nationales. Et dans ce cadre, le Togo joue bien sa partition », a-t-il affirmé.
Cette reconnaissance souligne le rôle du pays dans la dynamique régionale. Les résultats nationaux alimentent directement la croissance de l’espace communautaire. La stabilité macroéconomique togolaise renforce la résilience de l’ensemble des huit États membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Les enjeux sécuritaires et institutionnels ont également occupé une place centrale dans les échanges. Le Président du Conseil a formulé des orientations pour une mise en œuvre efficace des programmes et stratégies en cours. L’environnement régional impose une coordination renforcée entre les États membres face aux défis multiples.
Le président de la Commission a félicité le Président Faure Essozimna Gnassingbé pour l’organisation réussie de la troisième édition du Forum d’affaires Biashara Africa. Cet événement s’inscrit dans la vision stratégique de l’UEMOA. « J’ai saisi l’occasion pour saluer le dynamisme que nous avons constaté au niveau du Togo qui est devenu un centre stratégique de réflexion sur l’intégration africaine. Je salue la récente rencontre, le forum Biashara où des idées fortes ont été dégagées par le Président du Conseil. Cette rencontre est en phase avec ce que nous sommes en train de faire au niveau de la Commission de l’UEMOA, pour asseoir notre Stratégie IMPACT 2030 et mettre en œuvre la vision 2040 », a précisé Abdoulaye Diop.
La Stratégie IMPACT 2030 et la Vision 2040 structurent l’action de l’UEMOA pour les prochaines années. Ces instruments visent à approfondir l’intégration économique et à renforcer la compétitivité de l’espace communautaire. Les forums comme Biashara Africa permettent de traduire ces orientations en opportunités concrètes pour les entreprises et les investisseurs.
L’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine a été créée le 10 janvier 1994 avec pour mission l’édification d’un espace économique harmonisé et intégré en Afrique de l’Ouest. L’institution regroupe huit États qui partagent une monnaie commune et des politiques économiques convergentes. La coordination des réformes nationales garantit la cohérence de l’ensemble régional.
