Trois jours avant la Journée nationale de l’arbre, le syndicat des opérateurs économiques du secteur bois et des exploitants forestiers de la préfecture de l’Akébou a pris les devants. Le jeudi 28 mai, environ 1 250 plants ont été mis en terre à Kougnohou dans la commune Akébou 1, sur une superficie de 2 hectares. Cette action anticipée illustre comment le secteur privé s’approprie la politique nationale de reboisement.
Le choix des espèces plantées répond à des critères techniques précis. Le Gmelina arborea, le Terminalia superba et le Khaya grandifoliola figurent parmi les essences les plus adaptées aux conditions climatiques et aux sols de la région des Plateaux. Ces variétés présentent des taux de croissance rapides et contribuent efficacement à la restauration du couvert végétal dégradé.
La mobilisation autour de ce reboisement a réuni des profils variés. Autorités préfectorales, responsables communaux, chefs traditionnels, agents des services déconcentrés de l’État et membres du syndicat ont planté ensemble sous une pluie matinale au quartier Worokoto. Cette diversité des participants témoigne d’une adhésion collective à l’objectif gouvernemental.
Le commandant des eaux et forêts Komlavi Attila, directeur régional Plateaux-Ouest de l’Environnement, a replacé cette action dans la trajectoire nationale. Il a présenté le bilan du programme lancé en 2021 avant d’annoncer les perspectives. « L’année dernière, plus de 13 millions de plants ont été mis en terre et cette année, il est prévu une mise en terre de plus de 17 millions de plants », a-t-il déclaré. Ces chiffres confirment une progression constante vers l’objectif d’1 milliard de plants d’ici 2030, soit un taux de couverture forestière de 26 % sur l’ensemble du territoire national.
Le directeur régional a salué l’engagement de tous les acteurs impliqués dans le secteur environnemental et les a invités à poursuivre leurs efforts pour atteindre l’ambition du Président du Conseil Faure Gnassingbé. Cette reconnaissance publique des contributions du secteur privé encourage d’autres opérateurs économiques à s’engager dans des démarches similaires.
Le préfet de l’Akébou, Toyi Kokou, a apporté une dimension d’urgence locale à cet appel. Il a décrit une préfecture « complètement déboisée » et exhorté la population à sortir massivement le 1er juin pour mettre des plants en terre. Cette alerte révèle que certaines zones ont subi une déforestation particulièrement sévère qui appelle une réponse locale renforcée.
La démarche du syndicat des exploitants forestiers d’Akébou illustre une logique de responsabilité sectorielle. Les acteurs économiques qui tirent des revenus de la forêt participent activement à sa reconstitution. Ce modèle de contribution volontaire du secteur privé à la politique environnementale mérite d’être encouragé et reproduit dans d’autres préfectures du pays.
