Le secteur santé bénéficie de ressources sans précédent au Togo. Entre 2017 et 2021, le gouvernement a investi 444,6 milliards FCFA pour améliorer l’accès aux soins dans l’ensemble du pays. Cette mobilisation de moyens reflète une volonté constante de placer le capital humain au cœur des priorités nationales.
En 2017 déjà, les dépenses de santé représentaient 6,2 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau supérieur à la moyenne observée en Afrique de l’Ouest (4 %), en Afrique (5,6 %) et dans les pays en développement (5,4 %). Cette position forte signale l’ambition du Togo de ne pas s’aligner sur des minima mais de devancer les moyennes continentales.
Sur le terrain, les initiatives prennent forme concrètement. Le ministère en charge de l’Accès aux soins prépare un programme d’investissement public pour la période 2026-2028 visant à structurer les priorités du secteur autour de l’Assurance maladie universelle (AMU) et de l’amélioration de l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. De nouvelles formations sanitaires sont construites et équipées. Des personnels soignants qualifiés sont recrutés. La disponibilité des médicaments s’améliore pour éviter les pénuries.
Le programme ambitionne de combler les disparités persistantes entre zones urbaines et zones rurales en renforçant les infrastructures, l’équipement des centres de santé et la disponibilité des ressources humaines. Cette approche vise à garantir que chaque Togolais, quel que soit son lieu de résidence, accède à des services de santé adéquats.
L’Assurance maladie universelle (AMU), opérationnelle depuis janvier 2024, transforme progressivement le paysage sanitaire. Le dispositif intègre un large éventail de services, incluant consultations, médicaments, hospitalisations, ainsi que les soins maternels et infantiles, avec une prise en charge pouvant atteindre 80 % des coûts pour certains actes. Le secteur privé se mobilise également. Une convention-cadre crée désormais un pont entre la couverture de base publique et les offres complémentaires du secteur privé.
L’année 2026 marque une nouvelle étape. Le budget dédié à la santé s’établit à 118 milliards FCFA, en hausse de 3,6 % par rapport à 2025. Cette progression illustre la trajectoire ascendante des ambitions sanitaires du pays. L’année 2024 a permis d’accélérer le déploiement de projets structurants et de réaliser des investissements historiques dans les infrastructures et les équipements médicaux, avec de nouveaux centres de santé construits et des établissements existants modernisés avec des technologies de pointe.
La Banque mondiale soutient cette dynamique. Son appui financier a permis la construction de plus d’une centaine de nouvelles installations sanitaires et le déploiement d’environ 4 000 agents de santé formés. Ces investissements cumulés témoignent d’une stratégie cohérente pour réduire les inégalités territoriales et assurer une couverture plus équitable de la population.
