L’intégrité, la transparence et la responsabilité gagnent du terrain dans l’enseignement supérieur togolais. L’Université de Kara (UK) et la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) ont officialisé la création d’une cellule de réflexion chargée de préparer l’intégration de modules consacrés à l’éthique et à la lutte contre la corruption dans les offres de formation universitaire.
Cette décision vient soutenir la mise en œuvre du Projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation. Portée à l’échelle nationale, cette démarche vise à promouvoir dès le plus jeune âge des valeurs telles que la probité, le sens des responsabilités, la redevabilité et le respect de l’intérêt général.

Plus concrètement, la cellule mise en place réunit quinze membres autour d’un bureau composé d’un président et de deux rapporteurs. Durant les prochaines semaines, ses travaux porteront sur l’identification des filières susceptibles d’accueillir ces unités d’enseignement ainsi que sur la définition des volumes horaires, des crédits académiques et des contenus pédagogiques adaptés aux différentes disciplines.
Par ailleurs, les réflexions devront tenir compte de l’harmonisation des programmes avec ceux de l’Université de Lomé (UL). Cet alignement vise à faciliter la mobilité des étudiants entre les deux établissements tout en garantissant une cohérence nationale dans l’enseignement des principes liés à l’intégrité et à la bonne gouvernance.
L’initiative bénéficie déjà d’une expérience acquise lors de la phase pilote conduite à l’Université de Kara (UK), notamment au sein de la Faculté de droit et des sciences politiques ainsi qu’à l’Institut des sciences pédagogiques. Les résultats enregistrés ont encouragé les parties prenantes à envisager une extension progressive à d’autres domaines de formation.
La présidente de l’Université de Kara (UK), Pr Houzou-Mouzou Prénam Grâce, a salué l’aboutissement de ce processus et plaidé pour une adaptation des contenus aux réalités de chaque faculté afin de garantir leur efficacité pédagogique.
De son côté, le président de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), Kimelabalou Aba, a rappelé le rôle central de l’éducation dans la construction d’une culture de l’intégrité.
« La grande transformation d’une nation commence toujours par l’éducation de sa jeunesse », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, il a souligné la nécessité de former des diplômés capables d’exercer leurs métiers dans le respect des principes éthiques et des règles de bonne gouvernance.
La cellule dispose d’un délai de deux mois pour remettre ses conclusions aux présidents des deux institutions. Le rapport sera ensuite transmis au comité multisectoriel de supervision et d’orientation du projet pour examen.
À travers cette démarche, l’Université de Kara (UK) confirme sa participation aux réformes engagées dans le secteur éducatif et contribue à la diffusion d’une culture de responsabilité auprès des futurs cadres appelés à servir dans les administrations, les entreprises et les organisations de la société.
