La coopération entre Tunis et Lomé prend un nouveau cadre avec la signature d’un mémorandum d’entente visant à structurer des consultations régulières entre les deux ministères des Affaires étrangères. L’accord a été conclu à Tunis entre Mohamed Ali Nafti et Robert Dussey, ouvrant la voie à un suivi plus organisé des échanges bilatéraux et à une meilleure coordination des initiatives communes.
Au cœur des échanges figure un programme de travail couvrant la période 2026-2027. Il associe acteurs publics et privés autour de plusieurs secteurs identifiés comme prioritaires. La santé numérique, l’enseignement supérieur, la formation diplomatique, la cybersécurité, le tourisme médical ainsi que les technologies de l’information y occupent une place importante. Les deux parties ont également retenu les infrastructures, les réseaux électriques et hydrauliques parmi les axes de collaboration envisagés.
Les discussions ont permis de rappeler la longévité des relations entre les deux pays, établies depuis 1965. Les deux ministres ont mis en avant la nécessité de renforcer les échanges directs entre administrations et opérateurs économiques afin de faciliter la mise en œuvre des projets. Une attention particulière a été accordée aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), avec la volonté de dynamiser les flux commerciaux autour de produits identifiés, notamment l’huile d’olive et les dattes pour la Tunisie, ainsi que le cacao pour le Togo.
Dans cette dynamique, les deux responsables ont également abordé la finalisation des accords en cours de négociation. Une invitation officielle a été adressée par la partie togolaise en vue d’une visite du chef de la diplomatie tunisienne à Lomé, ce qui pourrait permettre de consolider davantage le cadre de coopération.
Sur le plan diplomatique, les échanges ont mis en évidence des positions proches sur plusieurs questions multilatérales. Les deux pays ont évoqué la réforme de l’Union africaine et exprimé leur volonté de coordonner leurs actions au sein de l’Organisation des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie. Un soutien mutuel a également été mentionné concernant certaines candidatures dans les instances internationales.
Avec ce mémorandum, les deux capitales posent les bases d’un suivi plus régulier de leurs relations et ouvrent un champ de coopération élargi, associant diplomatie, économie et secteurs techniques.
