L’Alliance Politique Africaine (APA) réunira le 3 juillet prochain à Lomé les ministres des Affaires étrangères et plusieurs délégations africaines pour une session extraordinaire consacrée aux répercussions de la crise au Moyen-Orient sur le continent. Annoncée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Professeur Robert Dussey, cette rencontre intervient alors que les tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël alimentent des inquiétudes sur les marchés de l’énergie et les équilibres économiques mondiaux.
Pour la première fois depuis sa création le 3 mai 2023 à Lomé, l’Alliance Politique Africaine (APA) organise une réunion à caractère exceptionnel. Lancée sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette plateforme de concertation réunit des États africains désireux de renforcer leurs échanges politiques et diplomatiques autour des enjeux internationaux.
Le rendez-vous de Lomé mettra l’accent sur les conséquences de la crise du Golfe pour les économies africaines. La fermeture du détroit d’Hormuz et la hausse des cours du pétrole figurent parmi les préoccupations qui seront examinées par les participants. « Ce n’est pas normal que, avec tout ce qui se passe dans les pays du Golfe, l’Afrique ne puisse pas se prononcer et s’organiser », a déclaré Robert Dussey lors de l’émission Moment de Vérité d’Alain Foka.
Selon les informations communiquées par la diplomatie togolaise, une trentaine de pays membres et fondateurs de l’Alliance Politique Africaine (APA) sont attendus. Des représentants des pays du Golfe prendront également part aux échanges. « Nous devons, dans un premier segment, parler entre nous, Africains, et ensuite parler avec les pays du Golfe », a expliqué le chef de la diplomatie togolaise.
Au-delà de l’analyse de la situation sécuritaire et économique, les discussions devraient porter sur les mécanismes de coopération entre l’Afrique et les États du Golfe, notamment dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture. Les travaux devraient s’achever par l’adoption d’une déclaration commune traduisant les positions dégagées au terme des concertations.
Par cette initiative diplomatique, Lomé confirme sa place parmi les capitales africaines qui favorisent le dialogue sur les grands enjeux internationaux, tout en donnant aux pays du continent un cadre d’échanges pour faire entendre une voix collective sur les questions qui influencent directement leur développement et leur sécurité.
