Les stratégies de restauration des paysages forestiers sont au cœur d’une rencontre régionale qui réunit, depuis le 23 juin, des experts et représentants de quatorze pays africains membres de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT). Pendant plusieurs jours, les participants échangent sur les méthodes, les outils techniques et les approches susceptibles d’améliorer la gestion durable des terres et des ressources forestières.
La rencontre met l’accent sur l’intégration des lignes directrices élaborées par l’OIBT dans les programmes de reboisement, d’agroforesterie et de réhabilitation des écosystèmes dégradés. Les travaux portent notamment sur la planification des projets, leur exécution ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation. Une attention particulière est accordée à l’adaptation des solutions aux réalités économiques, sociales et environnementales des différents pays représentés.
En accueillant cet atelier, le Togo met en lumière les efforts engagés depuis plusieurs années en faveur de la préservation du couvert végétal et de la restauration des terres. Le pays a fait de la reconstitution des paysages forestiers un axe important de sa politique environnementale, avec l’objectif de restaurer 1,4 million d’hectares à l’horizon 2030. Cette ambition accompagne le programme national de reboisement qui prévoit la mise en terre d’un milliard d’arbres sur la même période.
Les autorités soulignent régulièrement que la restauration des espaces forestiers ne répond pas uniquement à des préoccupations écologiques. Elle participe aussi à la protection des sols, à la préservation des ressources hydriques et au soutien des activités agricoles dont vivent de nombreuses communautés. Une meilleure couverture végétale contribue également à limiter les effets de l’érosion et à renforcer la résilience des territoires face aux variations climatiques.
Au fil des années, les campagnes nationales de reboisement ont permis la mise en terre de plusieurs dizaines de millions de plants. Ces opérations mobilisent les institutions publiques, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile ainsi que les populations, avec pour objectif de consolider les acquis en matière de protection de l’environnement.
Par ailleurs, les échanges de Lomé abordent les opportunités liées aux financements climatiques. Les projets de restauration forestière occupent aujourd’hui une place importante dans les mécanismes internationaux de financement consacrés à la lutte contre la désertification, à la séquestration du carbone et à l’adaptation aux changements climatiques. Les participants travaillent ainsi sur les moyens de concevoir des projets répondant davantage aux critères des partenaires techniques et financiers.
Les responsables de l’OIBT relèvent que la réussite des programmes de restauration repose sur une combinaison de facteurs, notamment la qualité de la planification, l’implication des communautés locales et la mise en place de systèmes de suivi efficaces. Ils estiment également que le partage d’expériences entre pays constitue un levier utile pour améliorer les résultats sur le terrain.
En complément des sessions techniques, une visite est prévue dans la forêt classée de Missahoé. Cette sortie permettra aux délégations de découvrir des réalisations concrètes en matière de restauration forestière et de gestion durable des ressources naturelles. L’occasion de mettre en valeur des pratiques développées au Togo et de favoriser les échanges entre spécialistes venus de plusieurs régions du continent.
