La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) poursuit ses démarches en faveur des ressortissants ouest-africains bloqués en Libye. Une mission d’évaluation humanitaire, menée du 8 au 13 juin 2026, a permis de dresser un état des lieux de leur situation et de préparer des réponses jugées urgentes.
Cette mission fait partie d’un dispositif adopté lors de la 66e session ordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Celui-ci prévoit des déplacements successifs en Libye, en Algérie et en Tunisie afin d’examiner les difficultés auxquelles sont confrontés les migrants originaires de l’espace communautaire dans le Maghreb. Cette décision répond à une préoccupation récurrente liée aux conditions de vie, à la détention et aux risques auxquels ces personnes sont exposées. La Libye demeure en effet l’un des principaux pays de transit sur les routes migratoires vers l’Europe.

Conduite par Usman Obeche, chef de délégation, l’équipe avait pour mission d’évaluer la situation humanitaire des migrants ouest-africains et d’échanger avec les institutions concernées afin de proposer des mesures adaptées. Les discussions ont réuni les autorités libyennes compétentes, la mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Libye, plusieurs représentations diplomatiques de pays de la CEDEAO et d’autres États africains, ainsi que des représentants des communautés de migrants.
Par ailleurs, les membres de la délégation se sont rendus au centre de détention de Tajoura, à Tripoli, où ils ont rencontré des migrants détenus. Cette visite a permis de recueillir des informations de première main sur leurs conditions de vie et sur les difficultés auxquelles ils restent confrontés.
« L’objectif est d’évaluer la situation des migrants ouest-africains bloqués et de consulter les autorités et agences compétentes afin de recommander des interventions urgentes », a indiqué la délégation de la CEDEAO.
Les conclusions de cette mission devraient alimenter les recommandations de la Commission de la CEDEAO en vue de renforcer la protection des ressortissants de la région, de faciliter les actions humanitaires et d’améliorer la coordination avec les autorités nationales ainsi qu’avec les partenaires internationaux mobilisés sur les questions migratoires.
