La première session ordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale a pris fin après près de trois mois de travaux parlementaires. Ouverte le 7 avril, elle a permis aux députés d’examiner plusieurs projets de loi, de contrôler l’action gouvernementale et de renforcer les relations parlementaires, conformément aux missions confiées à la représentation nationale.
Au cours de cette période, les élus ont adopté définitivement plusieurs textes. Figurent notamment la loi autorisant la ratification du protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, ainsi que les textes portant adhésion du Togo au protocole sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les substances nocives et potentiellement dangereuses et à la Convention portant création du Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL).

Par ailleurs, les députés ont adopté en première lecture le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant d’aucune juridiction nationale (BBNJ). Ils ont aussi examiné le texte consacré à l’organisation de la concurrence et à la protection des consommateurs, une réforme destinée à consolider le cadre économique et les droits des usagers.
En parallèle de l’activité législative, l’Assemblée nationale a poursuivi sa mission de contrôle de l’action publique. Des échanges ont notamment porté sur les allégations de manipulation de matchs dans le championnat national de football. Une autre séance a permis d’aborder les coupures d’électricité enregistrées ces derniers mois, donnant lieu à des réponses du gouvernement devant la représentation nationale.
La session a également été marquée par l’installation de groupes d’amitié, de réseaux, de cellules et d’organisations interparlementaires. Ces dispositifs visent à développer les échanges entre le Parlement togolais et ses partenaires étrangers, tout en consolidant la coopération parlementaire.
Lors de la cérémonie de clôture, le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, a rappelé que la suspension des travaux ne signifie pas un arrêt de l’activité parlementaire. « C’est juste pour mesurer le chemin, regarder avec lucidité ce qui a été accompli et préparer ce qui reste à faire au titre de l’année. Car une session parlementaire, au-delà de la succession de séances, est une traversée institutionnelle. Elle porte des débats, des textes, des interrogations, des exigences. Elle révèle l’état d’une démocratie et traduit la vitalité de la Nation », a-t-il déclaré.
Le président de l’institution a aussi salué la collaboration entre l’Assemblée nationale, le gouvernement et le Sénat au cours de cette session. Il a rendu hommage au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son action en faveur de la paix, de la cohésion nationale, de la modernisation de l’État et des efforts de médiation au niveau régional. Les députés observeront désormais la pause prévue par les textes, avant la reprise de leurs travaux lors de la seconde session ordinaire de l’année.
