Les discussions engagées dans le cadre de la deuxième session de l’année 2026 du Cadre permanent de concertation (CPC) se sont poursuivies les 1er et 2 juillet autour de plusieurs sujets liés à l’évolution du dispositif électoral togolais. Les représentants des formations politiques ont approfondi leurs échanges sous la conduite du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Awaté Hodabalo, rapporteur du CPC.
Durant ces deux journées, les participants ont examiné plusieurs pistes de réforme avec pour objectif d’améliorer le fonctionnement des institutions électorales et de consolider les mécanismes de participation politique. Les débats se sont déroulés dans un esprit d’écoute mutuelle et de recherche de points d’accord.

Une large part des travaux a porté sur l’avenir de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). À partir des conclusions de la deuxième commission, les acteurs politiques ont évalué différentes options, notamment le maintien d’une commission à dominante politique ou son évolution vers une organisation davantage technique.
À l’issue des échanges, une convergence s’est dégagée en faveur du maintien de la configuration actuelle de la CENI. Les participants ont toutefois recommandé plusieurs ajustements afin de renforcer sa gouvernance, d’améliorer son efficacité et de consolider la transparence ainsi que la crédibilité des consultations électorales.
Les membres du CPC se sont ensuite penchés sur la question des candidatures indépendantes sous la Ve République. Pour alimenter les discussions, le secrétaire administratif permanent de la CENI, Kpatcha Takouda, a présenté une communication consacrée à l’organisation et au fonctionnement de l’institution électorale ainsi que de ses démembrements.

Les échanges ont permis de relever plusieurs atouts liés aux candidatures indépendantes, notamment leur contribution au pluralisme politique, à une meilleure prise en compte des réalités locales et à l’élargissement de la participation citoyenne. Les participants ont également étudié les enjeux qu’elles soulèvent en matière d’organisation de la vie politique, de stabilité institutionnelle et de transparence électorale.
À l’issue de ces discussions, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles prévoient le maintien des candidatures indépendantes dans un cadre juridique plus précis, avec notamment la mise en place d’un système de parrainage citoyen, l’obligation d’une caution électorale et l’interdiction de la double appartenance politique.

Ces orientations témoignent des points d’accord progressivement dégagés au fil des travaux. Elles alimenteront les conclusions de cette deuxième session du Cadre permanent de concertation (CPC), dont la clôture est prévue ce vendredi 3 juillet 2026 avec l’adoption du rapport final et la cérémonie officielle de fin des travaux.
