Le secteur minier togolais s’oriente vers un contrôle plus élargi des activités d’extraction en 2026. Le programme prévoit l’inspection de 52 structures, contre 19 en 2024 et 19 également en 2025, ce qui marque une hausse notable du nombre de sites concernés par les vérifications de l’administration minière.
Les données de planification indiquent une répartition géographique centrée sur plusieurs zones d’exploitation. La région maritime concentre 33 inspections, suivie de la Kara avec 6 sites, des Plateaux avec 4, de la Centrale avec 4, des Savanes avec 3 et du Grand Lomé avec 2. L’ensemble des opérations mobilise une enveloppe évaluée à 4,6 millions de francs CFA.
Cette évolution répond à une volonté de suivi plus rapproché d’un secteur dont les activités se développent progressivement. Les contrôles couvrent plusieurs aspects liés à la production déclarée, aux chiffres d’affaires, aux conditions de travail, aux mesures de sécurité et au respect des normes environnementales prévues par la réglementation en vigueur.
Dans les sites d’extraction, les vérifications portent également sur la conformité des équipements de protection et sur l’application des règles destinées à limiter les risques professionnels. Les carrières et unités de concassage figurent parmi les installations concernées par ces opérations, en raison de la nature des activités exercées.
La dimension environnementale occupe aussi une place importante dans le dispositif. Les inspections visent à examiner les effets des activités minières sur les sols, les ressources en eau et les espaces naturels environnants. Les autorités cherchent ainsi à encadrer les pratiques afin de limiter les impacts liés à l’exploitation des ressources.
La concentration des contrôles dans la région maritime s’explique par la présence de nombreuses unités actives dans le sable et les matériaux de construction. Ces activités participent à l’approvisionnement du secteur du bâtiment et des travaux publics, ce qui renforce l’intérêt d’un encadrement régulier.
Par ailleurs, le renforcement du dispositif de contrôle s’inscrit dans une logique de fiabilité accrue des données de production et de meilleure application des obligations fiscales. Les informations issues des inspections contribuent à améliorer la transparence des déclarations et la gestion des ressources publiques issues du secteur extractif.
Le passage de 19 à 52 structures contrôlées en une année traduit ainsi une extension du champ de surveillance administrative appliquée aux activités minières et de carrière.
