Le Togo renforce sa stratégie d’adaptation aux effets du changement climatique dans le secteur de la santé. Grâce à un financement de 50 millions d’euros, soit près de 33 milliards de FCFA, le pays mettra en œuvre un vaste programme destiné à améliorer la résilience des services de santé et à protéger les populations les plus exposées aux risques climatiques. Prévu pour la période 2027-2031, ce projet résulte d’une coopération entre le Fonds vert pour le climat (GCF), la République fédérale d’Allemagne et les autorités togolaises.
L’accord de financement a été conclu entre le Fonds vert pour le climat (GCF) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH. Il porte sur le projet intitulé « Renforcer la résilience du système de santé national du Togo et des communautés vulnérables face aux conséquences sanitaires liées au changement climatique ».
Le programme répond à un défi devenu prioritaire. Au Togo, les épisodes de chaleur intense, les inondations et les variations des précipitations accroissent les risques de maladies telles que le paludisme, les affections diarrhéiques ou encore les pathologies liées aux fortes températures. Ces phénomènes exercent également une pression croissante sur les infrastructures sanitaires, en particulier dans les zones les plus exposées.
Les interventions viseront en premier lieu les régions de la Centrale, de la Kara et des Savanes. Une attention particulière sera accordée aux femmes, aux femmes enceintes, aux nouveau-nés ainsi qu’aux enfants, considérés parmi les catégories les plus sensibles aux conséquences sanitaires des dérèglements climatiques.
Le projet prévoit plusieurs actions complémentaires. Les établissements de santé bénéficieront d’équipements et d’aménagements adaptés aux aléas climatiques afin d’assurer la continuité des soins, même lors d’épisodes météorologiques extrêmes. Les capacités des équipes sanitaires seront également consolidées pour une meilleure prise en charge des risques liés au climat.
Par ailleurs, des systèmes d’alerte précoce seront développés grâce à une collaboration avec l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET). L’objectif est d’améliorer la surveillance des risques climatiques et sanitaires afin de permettre aux autorités de réagir plus rapidement face aux situations susceptibles d’affecter les populations.
Le financement réunit les ressources du Fonds vert pour le climat (GCF), de la République fédérale d’Allemagne, du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ainsi que celles de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET). Cette coopération traduit une volonté commune de mieux préparer le système sanitaire aux conséquences du changement climatique.
Selon les estimations des partenaires, près de quatre millions de personnes pourraient tirer profit de ce programme d’ici à 2031. Les femmes enceintes auront notamment un meilleur accès aux services de dépistage et de suivi médical. Les centres de santé disposeront de meilleures capacités pour poursuivre leurs activités lors des périodes de fortes chaleurs ou d’inondations, tandis que les dispositifs d’alerte contribueront à réduire les risques d’apparition ou de propagation de plusieurs maladies sensibles aux conditions climatiques.
