Avec près de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, le Togo veut renforcer la prise en compte du potentiel de sa jeunesse dans ses politiques publiques. Une mission d’appui technique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) accompagne actuellement le pays dans l’intégration de la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) dans la préparation du budget de l’État pour 2027.
Cette approche vise à mieux orienter les ressources publiques vers les secteurs capables de renforcer le capital humain. Elle repose sur une meilleure articulation entre les priorités nationales, les politiques sectorielles et les choix budgétaires.
Au-delà des chiffres démographiques, la jeunesse togolaise représente un levier pour la transformation économique. Le défi consiste à créer les conditions nécessaires pour permettre à cette population active de contribuer pleinement au développement du pays. Les investissements dans l’éducation, la santé, l’emploi, la protection sociale et la formation figurent parmi les domaines ciblés par cette démarche.
La mission de la CEA intervient dans le cadre d’une coopération engagée depuis plusieurs années avec les autorités togolaises. Elle permet aux acteurs impliqués dans la chaîne budgétaire de renforcer leurs capacités sur les outils de planification liés au dividende démographique.
Durant les travaux, des experts des ministères et institutions concernés sont formés aux méthodes de la BSDD. L’objectif est de favoriser une utilisation plus efficace des ressources publiques en tenant compte des besoins des jeunes et des femmes.
Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la prise en compte du dividende démographique dans les politiques publiques constitue un moyen de transformer les évolutions démographiques en opportunités économiques et sociales. Cette démarche encourage notamment une meilleure coordination entre les secteurs prioritaires et les orientations budgétaires.
Pour le Togo, l’intégration progressive de cette approche dans le processus budgétaire répond à une volonté de renforcer les investissements dans le capital humain. Elle complète les actions déjà engagées dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’inclusion sociale.
À travers cette collaboration avec la CEA, les autorités togolaises poursuivent la mise en place d’outils permettant d’adapter les politiques publiques aux réalités démographiques du pays et aux aspirations d’une population majoritairement jeune.
