Le Projet d’appui à la réforme de l’enseignement supérieur en sciences et ingénieries (PARESI), mis en œuvre par le gouvernement togolais avec l’appui de la Banque islamique de développement (BID), poursuit son exécution. Une séance de travail tenue le 14 juillet entre le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, et une délégation de la BID a permis d’évaluer l’évolution du programme et de passer en revue les prochaines actions.
Au cours des échanges, les deux parties ont examiné les activités déjà engagées ainsi que les dossiers en cours. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de réduire les délais administratifs afin de permettre le démarrage des investissements prévus par le projet.
Parmi les priorités figure la réalisation de deux laboratoires polyvalents de recherche au sein des universités publiques de Lomé et de Kara. Un laboratoire pédagogique est également prévu à l’École normale supérieure (ENS) d’Atakpamé. Ces infrastructures doivent renforcer les capacités de formation, de recherche et d’innovation dans plusieurs disciplines scientifiques.
Par ailleurs, les procédures de passation des marchés avancent. Les appels d’offres internationaux relatifs à la construction des laboratoires des universités de Lomé et de Kara sont déjà lancés dans le cadre de la deuxième phase du PARESI. Les autorités souhaitent désormais accélérer leur aboutissement afin d’engager les travaux dans les meilleurs délais.
Le PARESI bénéficie d’un financement conjoint de la Banque islamique de développement (BID) et de l’État togolais. Sa deuxième phase mobilise près de 29,3 millions d’euros, dont plus de 25 millions apportés par la banque. Les ressources sont destinées à la construction d’infrastructures, à l’acquisition d’équipements scientifiques, au financement de bourses d’études et à la mise en œuvre de réformes visant à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur.
En parallèle, le programme soutient déjà la formation des futurs chercheurs. En mai dernier, quarante bourses d’excellence ont été attribuées à des étudiants en master et en doctorat des universités publiques de Lomé et de Kara. Chaque bénéficiaire reçoit une dotation annuelle de 3 millions de francs CFA. Ces bourses concernent des domaines jugés prioritaires, notamment l’agriculture, les mathématiques, les statistiques, l’informatique et les transports.
À terme, le PARESI ambitionne de doter les établissements publics d’enseignement supérieur d’outils adaptés aux exigences de la recherche scientifique et de la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs et de chercheurs capables de répondre aux besoins du développement du pays.
