L’École africaine des métiers de l’Architecture et de l’urbanisme (EAMAU) a célébré la sortie de sa promotion 2025-2026 avec la remise des diplômes de Master 2 à 145 étudiants issus de plusieurs pays africains. La cérémonie, tenue vendredi à Lomé, a réuni des autorités, des représentants du corps diplomatique, des partenaires de l’établissement, des enseignants ainsi que les familles des diplômés.
La célébration a débuté par le défilé des délégations estudiantines portant les couleurs de leurs pays, avant l’exécution de l’hymne de l’école. Ce rendez-vous a aussi marqué la clôture des travaux du Grand Jury international, chargé d’évaluer les mémoires et les parcours académiques des candidats.
Les résultats traduisent un niveau de réussite élevé. Les 17 étudiants inscrits en Gestion urbaine ont tous obtenu leur diplôme, tout comme les 29 candidats du département Urbanisme. En Architecture, 99 des 107 candidats ont été déclarés admis au terme des évaluations.
Par ailleurs, plusieurs étudiants se sont distingués par la qualité de leurs travaux. Des ordinateurs portables ont été remis aux meilleurs diplômés de chaque département ainsi qu’aux lauréats des prix de l’excellence féminine. Les récipiendaires ayant obtenu deux distinctions ont également reçu une enveloppe de 500 000 francs CFA.
Prenant la parole, le directeur général de l’École africaine des métiers de l’Architecture et de l’urbanisme (EAMAU), Dr Malam Boukar A. Krou, a salué les efforts accomplis par les étudiants durant leur parcours de formation.
« L’excellence ne se décrète pas, elle se construit, elle s’évalue et elle se mérite », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage aux membres du Grand Jury international, aux enseignants et au personnel administratif pour leur engagement tout au long de l’année académique.
S’adressant aux nouveaux diplômés, il a rappelé que leur diplôme constitue « une clé pour bâtir, innover et servir le continent africain ». Il les a invités à conserver trois qualités tout au long de leur carrière, à savoir l’humilité, le travail et la résilience, afin de poursuivre leur apprentissage et de répondre aux exigences d’un secteur en constante évolution.
De son côté, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Prof. Djondo Koffi, également vice-président du Conseil d’administration de l’école, a mis en avant le rôle de l’établissement dans la formation de spécialistes capables d’accompagner les mutations des villes africaines.
Il a remercié le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour le soutien apporté à l’institution et a rappelé que l’EAMAU demeure un symbole de coopération entre les États africains. « Les défis liés à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire et à l’architecture durable appellent des professionnels compétents et profondément attachés à l’intérêt général », a-t-il souligné.
Au nom de la promotion 2026, baptisée « Afro-bâtisseur », Ibrahim Hamadou Abdoul Aziz a exprimé sa reconnaissance aux enseignants, aux encadreurs et aux familles pour leur accompagnement durant les cinq années de formation.
« Être Afro-bâtisseur, ce n’est pas seulement construire des bâtiments. C’est construire des solutions, des ponts entre les peuples et des opportunités pour les générations futures. C’est construire une Afrique plus forte, plus innovante et plus solidaire », a-t-il affirmé.
Créée en 1975 par plusieurs États africains, l’École africaine des métiers de l’Architecture et de l’urbanisme (EAMAU), installée à Lomé, forme des architectes, urbanistes et spécialistes de la gestion urbaine appelés à intervenir dans les politiques d’aménagement et de développement des villes du continent. La promotion 2026 rejoint ainsi un réseau de diplômés présents dans de nombreux pays africains, où ils contribuent à la conception d’infrastructures et à l’organisation des espaces urbains.
