Le Togo poursuit le déploiement de la budgétisation sensible au genre (BSG). En 2026, le nombre de ministères engagés dans cette démarche a encore progressé. Cette évolution traduit la volonté des pouvoirs publics de mieux intégrer les besoins des femmes et des hommes dans la préparation, l’exécution et l’évaluation des politiques publiques.
Introduite progressivement ces dernières années avec l’appui de partenaires techniques et financiers, la budgétisation sensible au genre vise à améliorer l’efficacité de la dépense publique. L’objectif est de faire en sorte que les ressources de l’État répondent davantage aux réalités des différentes catégories de la population, tout en favorisant une meilleure égalité des chances.
Les données de l’exercice 2026 illustrent cette dynamique. Les ministères concernés regroupent 89 703 agents publics, dont 22 030 femmes, soit près d’un quart des effectifs. Cette présence traduit une place de plus en plus visible des femmes dans l’administration publique.
L’évolution se remarque aussi au niveau des fonctions de responsabilité. Les femmes occupent 3 873 postes de décision sur un total de 16 551, ce qui représente 23,40 %. Même si une marge de progression demeure, ces chiffres montrent une présence féminine qui se consolide progressivement dans les instances de direction.
Par ailleurs, l’élargissement du nombre de ministères engagés dans la budgétisation sensible au genre marque une nouvelle phase de cette politique publique. Au fil des années, la démarche est passée d’un nombre limité de départements ministériels à une couverture beaucoup plus large de l’administration. Le genre devient ainsi un critère pris en compte dans la programmation budgétaire, le suivi des politiques publiques et la gestion des ressources.
Cette approche accompagne les engagements du Togo en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle rejoint également les orientations des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’Objectif de développement durable 5 consacré à l’égalité des sexes, ainsi que les réformes engagées pour moderniser la gouvernance publique.
Ainsi, les résultats enregistrés en 2026 témoignent d’une administration qui poursuit son adaptation aux exigences d’une gestion publique plus inclusive. L’élargissement de la budgétisation sensible au genre et la progression de la représentation féminine dans les services de l’État traduisent une évolution graduelle des pratiques administratives, avec une attention croissante portée à une répartition plus équilibrée des responsabilités.
