Plus de 150 jeunes sont attendus le jeudi 23 juillet à Energy Generation pour une journée dédiée aux compétences numériques, à l’innovation et à l’insertion professionnelle. Portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans le cadre du projet « D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF », cette rencontre veut rapprocher la formation des opportunités qui émergent dans l’économie digitale.
La journée ne se limitera pas à une session d’apprentissage. Elle prévoit aussi une visite des stands de la mini-foire de l’innovation, des présentations de projets par de jeunes porteurs d’initiatives devant un jury mixte, ainsi qu’un temps de réseautage. L’objectif est de créer des passerelles entre les jeunes formés, les porteurs de projets et les acteurs de l’écosystème numérique.
Cette démarche prend une résonance particulière alors que les compétences digitales occupent une place croissante dans le monde professionnel. Selon une étude de la Société financière internationale (SFI) réalisée avec le concours de Google, quelque 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne pourraient nécessiter des compétences numériques d’ici 2030. La même analyse estime à 130 milliards de dollars le potentiel lié à la formation aux compétences digitales dans la région.
Par ailleurs, les perspectives économiques liées au numérique restent considérables. Une autre étude de Google et de la SFI avait évalué le potentiel de l’économie Internet africaine à 180 milliards de dollars en 2025, avec une progression possible jusqu’à 712 milliards de dollars à l’horizon 2050. Cette évolution repose notamment sur l’extension de la connectivité, la montée des talents technologiques et le développement des startups.
Pour les jeunes, ces mutations font apparaître de nouvelles possibilités dans le développement informatique, la création numérique, l’analyse des données, le marketing digital ou encore les services technologiques. La formation devient ainsi un levier pour mieux répondre aux besoins des entreprises et faciliter l’accès à des emplois liés aux transformations de l’économie.
Au Togo, cette orientation rejoint les priorités de la stratégie Togo Digital 2025, qui prévoit notamment le développement d’un écosystème d’innovation et de talents digitaux. Le document stratégique met aussi l’accent sur la digitalisation des secteurs économiques et la création d’un environnement favorable aux startups.
Le pays poursuit également ses efforts pour élargir l’accès aux compétences numériques. Le ministère de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique (MESPTN) porte notamment un programme national de formation en intelligence artificielle, en programmation informatique et en anglais, avec l’objectif de former à terme plus de 50 000 étudiants.
Plus récemment, le Togo a annoncé la création du premier Campus42 d’Afrique de l’Ouest à Lomé. Le projet vise à renforcer la formation de jeunes aux compétences recherchées par les entreprises, avec une attention portée à l’inclusion, à la participation des femmes et à l’adéquation entre les profils formés et les besoins du secteur privé.
Dans cette dynamique, la rencontre du 23 juillet portée par l’OIF apporte une nouvelle occasion aux jeunes de développer leurs savoir-faire, mais aussi de présenter leurs idées et de créer des contacts professionnels. La mini-foire et les séances de présentation permettront ainsi de mettre en lumière des initiatives portées par la jeunesse et de favoriser les échanges avec différents acteurs du numérique.
La formation apparaît donc comme le cœur de cette journée, avec un prolongement vers l’entrepreneuriat, l’innovation et le réseautage. Pour les participants, l’enjeu sera de transformer les connaissances acquises et les rencontres établies en pistes concrètes d’insertion et de développement professionnel.
