Le Togo poursuit ses actions en faveur de l’adaptation au changement climatique. Le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières a lancé, le 21 juillet 2026, le processus de validation de deux documents destinés à renforcer la protection des écosystèmes et à élargir l’accès du pays aux financements climatiques internationaux.
Les travaux portent, dans un premier temps, sur la note conceptuelle d’un projet consacré à la résilience de la filière coco et à la valorisation des mangroves dans les communes de Lacs 1 et Lacs 2. Élaborée avec les acteurs du secteur, cette proposition vise à préserver les écosystèmes côtiers, à accompagner les producteurs de coco face aux effets du changement climatique et à soutenir le développement d’activités génératrices de revenus pour les communautés locales.
Les mangroves occupent une place essentielle dans la protection du littoral togolais. Elles contribuent à limiter l’érosion côtière, servent de refuge à de nombreuses espèces aquatiques et participent au stockage du carbone. Leur restauration figure parmi les priorités environnementales du pays, qui multiplie depuis plusieurs années les actions de reboisement et de gestion durable des zones humides.
En parallèle, les acteurs examinent le guide devant accompagner l’accréditation de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) auprès du Fonds vert pour le climat (FVC). Une telle reconnaissance permettrait à l’établissement public de présenter directement des projets au mécanisme financier et de solliciter des ressources destinées aux programmes d’adaptation et de réduction des effets du changement climatique.
Créé dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Fonds vert pour le climat (FVC) constitue l’un des principaux instruments internationaux de financement des projets climatiques dans les pays en développement. Son appui facilite la réalisation d’actions liées à la préservation des écosystèmes, au développement durable et au renforcement de la résilience des populations.
Pour le Togo, cette démarche accompagne les objectifs fixés par plusieurs documents stratégiques, notamment la Politique forestière 2021-2030, le Plan national d’adaptation (PNA) et les Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0). Elle traduit également la volonté de renforcer les capacités nationales pour mobiliser davantage de ressources en faveur des politiques climatiques et de la gestion durable des ressources naturelles.
À travers ce projet consacré à la filière coco et aux mangroves, ainsi que la procédure d’accréditation de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF), le pays entend consolider les moyens destinés à protéger les écosystèmes côtiers tout en accompagnant les communautés qui en dépendent.
