Le Togo poursuit la modernisation de son système statistique avec la préparation de l’entrée en vigueur du visa statistique. Les outils appelés à encadrer ce mécanisme ont fait l’objet d’un examen technique la semaine dernière. Cette démarche vise à garantir une production de données plus fiable, harmonisée et conforme aux normes nationales.
La rencontre a réuni les acteurs du Système statistique national (SSN). Les échanges ont porté sur les principes du visa statistique, ses modalités d’application ainsi que son rôle dans l’amélioration de la gouvernance des données. Les participants ont également passé en revue les instruments qui devront accompagner sa mise en œuvre avant leur validation.
Concrètement, le visa statistique correspond à une autorisation délivrée par l’autorité statistique compétente avant la réalisation d’une opération statistique de portée nationale, régionale, préfectorale ou communale. Il concernera les personnes physiques comme les personnes morales souhaitant conduire des enquêtes, des études ou des collectes de données répondant aux critères fixés par la réglementation.
L’objectif est de veiller au respect des règles méthodologiques en vigueur dès la préparation des opérations statistiques. Cette procédure doit aussi permettre de renforcer la qualité des informations produites, d’assurer leur cohérence et de faciliter leur exploitation par les pouvoirs publics, les chercheurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du secteur privé.
Par ailleurs, le dispositif contribuera à une meilleure coordination entre les structures qui produisent des statistiques. En limitant les enquêtes similaires sur une même cible et en favorisant le partage d’informations, il devrait réduire les doublons, améliorer l’utilisation des ressources disponibles et accroître la comparabilité des données d’un secteur à l’autre.
Le projet s’inscrit également dans le cadre des engagements du Togo en faveur du développement de la statistique publique. Depuis plusieurs années, le pays renforce progressivement son appareil statistique, notamment à travers la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS), le renforcement de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) et la conduite régulière de recensements et d’enquêtes de référence.
Le recours au visa statistique est déjà une réalité dans plusieurs pays de la sous-région, dont le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Cette procédure contribue à encadrer les opérations statistiques et à garantir le respect des standards de qualité recommandés au niveau international.
Après cette phase d’évaluation, les outils seront soumis aux membres du Conseil national de la statistique (CNS) pour examen puis adoption. Une fois le dispositif opérationnel, toute opération concernée devra obtenir ce visa avant son lancement.
À terme, ce mécanisme devrait consolider la crédibilité des statistiques produites sur le territoire national. Des données mieux structurées et plus fiables constituent un appui pour l’élaboration des politiques publiques, le suivi des programmes de développement et l’évaluation des résultats obtenus dans les différents secteurs.
