La réapparition d’une déclaration faite pendant la campagne présidentielle de 2020 relance le débat sur la promesse de doter les 400 cantons du Togo d’ouvrages hydroagricoles. David Ourna Gnanta défend la pertinence de cet objectif et invite à apprécier les réalisations à l’aune des progrès accomplis et des difficultés rencontrées.
« J’assume pleinement le fait que la maîtrise de l’eau est un volet pertinent du programme du candidat Faure Essozimna Gnassingbé. » David Ourna Gnanta réaffirme sa position après la circulation d’un extrait d’émission dans lequel il présentait, en 2020, les engagements agricoles du candidat du parti Union pour la République (UNIR). Il avait alors annoncé que les 400 cantons seraient dotés d’ouvrages hydroagricoles et affirmé qu’à partir de 2022, l’agriculture togolaise ne dépendrait plus du ciel.
C’est cette échéance, formulée sans réserve à l’époque, qui alimente aujourd’hui les railleries. Dans sa réaction, l’intéressé ne renie ni son propos ni le principe défendu. Il explique avoir soutenu cette orientation parce qu’elle répondait, selon lui, aux attentes des acteurs du secteur agricole. La maîtrise de l’eau devait permettre de réduire la dépendance des exploitations aux précipitations, dont l’irrégularité expose les producteurs à des difficultés de production.
David Ourna Gnanta invite le public à s’informer sur les réalisations et les obstacles rencontrés dans la mise en œuvre du programme.
Dans sa déclaration, l’homme politique et acteur de la société civile appelle enfin les personnes chargées des affaires publiques à faire preuve de responsabilité et de patriotisme. Il évoque les difficultés socioéconomiques, les déceptions exprimées et les attentes persistantes, tout en plaidant pour la préservation de la stabilité et la recherche de réponses adaptées.
