Invité de l’émission « D12 » sur Pyramide FM, le président du parti Santé du Peuple, Dr Georges William-Kouessan, a réagi à plusieurs sujets d’actualité nationale, dont la décision de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) dans une affaire de fraude présumée liée à un agent de l’État. Il a salué cette mesure tout en appelant à poursuivre les efforts en matière de gouvernance publique.
La décision de l’ARCOP a retenu l’attention du responsable politique. L’institution a reconnu un agent de l’État coupable de manquements dans une procédure de commande publique et pris des mesures à son encontre. Un dossier dans lequel le ministre Isaac Tchiakpé a également été entendu.
Pour Dr Georges William-Kouessan, cette action constitue un signal positif dans le fonctionnement des mécanismes de contrôle. « C’est une décision qu’il faut saluer », a-t-il déclaré, estimant que les sanctions dans ce domaine restent encore peu fréquentes dans le pays.
Toutefois, le président de Santé du Peuple appelle à inscrire ces actions dans une dynamique plus large de renforcement de la transparence. Selon lui, l’efficacité de la lutte contre les pratiques irrégulières dépend aussi de la capacité des institutions à fonctionner avec davantage d’autonomie et de régularité.
Il cite notamment l’expérience du Bénin, où des structures judiciaires spécialisées ont traité plusieurs dossiers liés à la gestion publique. Pour lui, les résultats observés dans certains pays reposent sur un processus institutionnel construit dans la durée.
Au-delà de la décision de l’ARCOP, Dr Georges William-Kouessan s’est également prononcé sur le fonctionnement du Cadre permanent de concertation (CPC). Son parti avait annoncé son retrait de cette instance après l’entrée en vigueur de la Ve République.
Il estime que le cadre de dialogue politique doit évoluer afin de favoriser des échanges plus approfondis entre les différents acteurs. Il plaide pour une réforme du mécanisme, avec une participation plus large de la société civile et des forces vives du pays.
« Il faut un cadre consensuel, producteur d’émancipation sociale et politique », a-t-il déclaré, appelant à une concertation élargie sur les grandes questions nationales.
Sur le volet sanitaire, le médecin de formation a également évoqué les risques liés aux inondations enregistrées dans plusieurs zones du pays. Il a attiré l’attention sur les maladies susceptibles d’être favorisées par ces situations, notamment le paludisme, la typhoïde ou encore le choléra.
Dr Georges William-Kouessan recommande davantage d’actions préventives, notamment dans l’aménagement urbain et la gestion des eaux de ruissellement. Il a aussi mentionné le projet de Résilience aux inondations et adaptation aux changements climatiques (RAINE), dont il attend la mise en œuvre complète.
Lors de cette intervention, le président de Santé du Peuple a ainsi abordé la gouvernance publique, le dialogue politique et les enjeux sanitaires, en mettant l’accent sur la nécessité de consolider les mécanismes de contrôle et de prévention.
