Le dépistage précoce des hépatites virales a été placé au cœur d’une campagne de sensibilisation menée les 28 et 29 juillet au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kara. Portée par la Société togolaise d’hépato-gastroentérologie et d’endoscopie digestive (SOTOGEED), section Kara, l’opération a permis à près de 750 personnes de connaître leur statut tout en recevant des conseils de prévention et, selon les cas, une orientation vers une prise en charge adaptée.
Organisée à l’occasion de la Journée mondiale contre les hépatites virales, célébrée chaque 28 juillet, cette campagne visait à mieux faire connaître les infections causées par les virus des hépatites A, B, C, D et E. L’objectif était également d’encourager le dépistage, de promouvoir la vaccination contre l’hépatite B et de faciliter un suivi médical pour les personnes déclarées positives.
Au cours des deux journées, les équipes médicales ont échangé avec les participants sur les modes de transmission, les facteurs de risque et les moyens de prévention. Une attention particulière a été portée aux hépatites B et C, les formes les plus fréquentes et les plus susceptibles d’évoluer vers des complications lorsqu’elles ne sont pas détectées à temps.
Les personnes dont les résultats étaient négatifs ont été orientées vers les services de vaccination afin de renforcer leur protection. Celles testées positives ont, pour leur part, été référées au service spécialisé du CHU de Kara pour des examens complémentaires et un suivi médical.
Pour le médecin hépato-gastro-entérologue au CHU de Kara et membre de la SOTOGEED, Dr El Hadj Yakoubou Rafiou, l’enjeu du dépistage reste essentiel face à une maladie souvent silencieuse. « Elles ne donnent généralement aucun signe au début. Ce n’est qu’au stade des complications, notamment la cirrhose du foie, que les patients consultent, avec un gonflement du ventre et des membres inférieurs », a-t-il expliqué.
Le praticien rappelle que le dépistage demeure le moyen le plus sûr pour connaître son statut avant l’apparition de complications. Il souligne également que les examens restent coûteux lorsqu’ils sont réalisés à titre individuel, d’où l’intérêt des campagnes gratuites. « Le dépistage constitue le moyen le plus efficace pour connaître son statut et d’éviter les complications », a-t-il indiqué.
Enfin, Dr El Hadj Yakoubou Rafiou invite la population dont les tests sont négatifs à se faire vacciner contre l’hépatite B. Selon lui, la vaccination demeure aujourd’hui la meilleure protection contre cette infection et contribue à réduire durablement le nombre de nouveaux cas.
