Le développement des compétences occupe une place centrale dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette orientation, présentée comme un levier de transformation économique et sociale, rejoint les recommandations de la Banque mondiale qui place le capital humain parmi les fondements essentiels de la croissance durable.
Lors de ses échanges avec les autorités togolaises en juin 2026, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Diagana, a insisté sur l’importance de renforcer les compétences pour accompagner les mutations économiques. Son message met en lumière une conviction partagée par plusieurs acteurs du développement à savoir la réussite d’une transformation nationale dépend de la capacité à former une population qualifiée, capable de répondre aux besoins de l’économie.
« Aucun pays n’a réussi sa transformation sans avoir massivement investi dans son capital humain et aligné les compétences sur les besoins du secteur productif. L’investissement dans les compétences de base est essentiel, car il détermine la capacité d’apprentissage tout au long de la vie », a déclaré Ousmane Diagana.
Pour le Togo, cette approche place l’éducation, la formation professionnelle et l’employabilité au centre des politiques publiques. Elle correspond aux orientations défendues par le Président du Conseil, qui fait du renforcement du capital humain un axe important de la transformation du pays.
Au fil des dernières années, plusieurs actions ont été engagées dans le domaine éducatif et de la formation. Elles concernent notamment l’amélioration de l’accès à l’éducation, le développement des filières adaptées aux besoins économiques ainsi que la promotion de formations plus proches des réalités du marché du travail.
La formation professionnelle occupe une place particulière dans cette dynamique. Selon la Banque mondiale, elle doit davantage s’appuyer sur les besoins des entreprises afin de faciliter l’insertion des jeunes et renforcer la productivité. « Il est également nécessaire d’opérer un véritable changement dans la formation professionnelle en plaçant le partenariat avec le secteur privé au cœur du système de formation », a précisé Ousmane Diagana.
Cette vision rejoint les efforts engagés dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie togolaise. Les réformes liées à la fiscalité, aux zones économiques spéciales, à l’énergie, à l’agriculture ou encore au foncier participent à la création d’un environnement favorable à l’investissement et à l’emploi.
Dans cette perspective, les compétences deviennent un élément déterminant pour accompagner les transformations en cours. Elles permettent de préparer les jeunes aux métiers émergents, de soutenir l’innovation et de renforcer la capacité d’adaptation de l’économie face aux évolutions technologiques.
Le choix d’accorder une place importante au capital humain traduit ainsi une approche fondée sur la préparation des générations futures. Pour les institutions de développement, l’amélioration de la qualité des apprentissages, dès les premières années de scolarisation jusqu’à la formation professionnelle, demeure une condition essentielle pour construire une économie plus compétitive.
