Le professeur Boume Missoki Azanledji prend la direction de l’Agence nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche (ANAQES), avec pour mission de conduire une structure au cœur de l’évaluation des formations universitaires et de l’accréditation des établissements. Son parcours de chirurgien pédiatrique illustre le choix d’un profil scientifique pour piloter un dispositif destiné à accompagner l’amélioration des standards académiques.
La gouvernance de l’enseignement supérieur togolais évolue avec la nomination du professeur Boume Missoki Azanledji à la tête de l’Agence nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche (ANAQES). Créée pour organiser le système national d’évaluation et d’accréditation, cette institution occupe une place centrale dans le suivi de la qualité des formations proposées par les universités et les établissements privés.
Chirurgien pédiatrique de formation, le nouveau directeur général de l’ANAQES arrive avec une expérience issue du monde médical et universitaire. Son profil se distingue par une trajectoire scientifique construite autour de la pratique hospitalière, de l’enseignement et de la recherche. Une orientation qui correspond aux exigences d’une agence dont l’action repose sur l’analyse des programmes, l’évaluation des établissements et la diffusion d’une culture de l’assurance qualité.
Mise en place par décret en 2022, l’ANAQES est chargée de la régulation, de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche. Elle doit notamment contribuer à garantir la conformité des formations aux référentiels nationaux et aux standards reconnus, un enjeu lié à la reconnaissance des diplômes et à la mobilité académique dans l’espace régional.
La création de cette agence répond à une transformation progressive du paysage universitaire togolais. Avec l’évolution du nombre d’étudiants, la diversification des filières et la multiplication des établissements d’enseignement supérieur, les mécanismes de contrôle et d’évaluation occupent une place croissante dans les politiques publiques éducatives. Le dispositif d’assurance qualité vise ainsi à mieux structurer les pratiques académiques et à renforcer la confiance autour des formations délivrées.
Le choix d’un universitaire issu d’une discipline médicale pour diriger cette structure traduit également une tendance observée dans plusieurs administrations publiques, où des chercheurs et praticiens reconnus dans leur domaine sont appelés à conduire des organismes de régulation ou de pilotage. La logique repose moins sur une continuité de spécialité que sur la capacité à mobiliser une expertise scientifique, des méthodes d’évaluation et une culture de la rigueur professionnelle.
À la tête de l’ANAQES, le professeur Boume Missoki Azanledji aura notamment à accompagner les établissements dans les démarches d’accréditation et à consolider les outils d’évaluation du système d’enseignement supérieur togolais. Un rôle qui intervient alors que les universités africaines accordent une attention croissante aux normes de qualité, à l’employabilité des diplômés et à la reconnaissance internationale des parcours académiques.
