La gouvernance de l’enseignement supérieur togolais accueille un nouveau profil scientifique. La professeure Lawson-Evi Povi a été nommée deuxième vice-présidente de l’Université de Lomé, à la suite des décisions prises en Conseil des ministres. Spécialiste de physiologie-pharmacologie et de toxicologie générale, elle rejoint l’équipe dirigeante du plus grand établissement universitaire du pays avec une expérience construite autour de la recherche et de la formation.
Cette nomination intervient alors que les universités publiques africaines poursuivent leur évolution vers des modèles de gouvernance davantage ouverts à la diversité des parcours. Si la présence des femmes dans l’enseignement supérieur a progressé au cours des dernières décennies, leur accès aux fonctions exécutives reste encore limité dans plusieurs systèmes universitaires du continent.
Le parcours de Lawson-Evi Povi illustre cette progression. Enseignante-chercheuse, elle a développé ses travaux dans des domaines liés à la compréhension des mécanismes biologiques, à l’évaluation des substances actives et à l’étude des effets des molécules sur l’organisme. Ses recherches rejoignent des problématiques de santé publique, notamment autour de la valorisation scientifique des ressources naturelles et de la recherche thérapeutique.
Au-delà de la représentation féminine, l’arrivée d’un profil issu des sciences biomédicales à un poste de vice-présidence met en lumière la place croissante accordée aux compétences académiques dans la conduite des établissements d’enseignement supérieur. Les vice-présidences universitaires jouent un rôle dans l’organisation des formations, l’accompagnement de la recherche et la mise en œuvre des orientations institutionnelles.
L’Université de Lomé, créée en 1970 sous le nom d’Université du Bénin avant de devenir Université de Lomé en 2006, accueille aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’étudiants répartis dans diverses facultés, écoles et instituts. Comme plusieurs universités africaines, elle fait face à des défis liés à la qualité des formations, à l’employabilité des diplômés et au renforcement de la production scientifique.
La nomination de Lawson-Evi Povi intervient dans une période de réorganisation de plusieurs structures de l’enseignement supérieur public. D’autres changements ont également concerné la gouvernance universitaire et l’évaluation de la qualité académique, avec notamment la désignation de nouveaux dirigeants au sein d’établissements et d’organismes liés à la recherche et à l’assurance qualité.
Avec cette arrivée au sein de la présidence de l’Université de Lomé, le profil scientifique rejoint désormais les fonctions de pilotage d’une institution centrale du système universitaire togolais.
