L’Union européenne (UE) renforce son engagement en faveur de la transition énergétique au Togo. Jeudi 30 juillet, elle a présenté à Kpalimé ses nouvelles perspectives pour le secteur de l’énergie avec l’annonce d’un projet de production renouvelable dans la région des Plateaux. Ce programme vise à accroître la capacité de production nationale tout en améliorant l’accès à une électricité fiable pour les populations et les activités économiques.
Le choix des Plateaux ne doit rien au hasard. Cette région dispose d’un potentiel favorable au développement des énergies propres et accueille déjà plusieurs initiatives liées au solaire. Le nouveau projet entend consolider cette dynamique grâce à des investissements dans les infrastructures, le réseau électrique et les compétences techniques nécessaires à leur exploitation.
L’ambition dépasse la construction de nouvelles installations. L’Union européenne souhaite soutenir un système énergétique plus résilient, capable de répondre à une demande en forte progression. Le programme prévoit ainsi d’accompagner les opérateurs nationaux dans la gestion des équipements, la maintenance des réseaux et le renforcement des capacités locales.
Cette orientation rejoint les priorités définies par le gouvernement togolais, qui vise un accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, le pays continue de compléter sa production par des importations d’énergie en provenance des pays voisins. Le développement des sources renouvelables doit contribuer à réduire cette dépendance tout en limitant le recours aux combustibles fossiles.
L’Union européenne met également en avant les résultats obtenus grâce à ses précédents programmes. Selon les données présentées, près de 1,3 million de personnes bénéficient aujourd’hui d’un meilleur accès à l’électricité grâce aux projets qu’elle soutient au Togo. Plus de 3 200 kilomètres de réseaux ont été construits ou modernisés et les pertes techniques ont diminué d’environ cinq points, ce qui améliore le rendement du système électrique.
Les effets attendus dépassent le seul secteur de l’énergie. Une alimentation électrique plus stable facilite le fonctionnement des établissements de santé, des écoles, des unités de transformation agricole et des petites entreprises. Elle favorise également l’installation de nouvelles activités économiques dans des localités jusque-là moins bien desservies.
Le projet prévoit aussi un volet consacré à la formation des ingénieurs, techniciens et gestionnaires appelés à exploiter ces infrastructures. L’objectif est de renforcer les compétences nationales afin d’assurer la pérennité des investissements et d’accompagner l’évolution du secteur électrique.
