Le dialogue entre Lomé et Brasília prend un nouvel élan. Reçu jeudi 30 juillet par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, l’ambassadeur de la République fédérative du Brésil au Togo, Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos, a réaffirmé la volonté des deux pays d’élargir un partenariat construit depuis plus d’un demi-siècle et de lui donner une dimension plus active au service de la coopération Sud-Sud.

L’entretien a permis de faire le point sur les relations bilatérales et d’examiner les perspectives de collaboration dans plusieurs secteurs d’intérêt commun. Agriculture, sécurité, formation professionnelle, technologies et diplomatie figurent parmi les domaines où les deux États souhaitent approfondir leurs échanges.
À l’issue de l’audience, le diplomate brésilien a insisté sur la qualité des liens qui unissent les deux pays et sur leur volonté de poursuivre cette dynamique. « Nous avons évoqué les relations séculaires entre nos deux pays, nos liens d’amitié et de coopération, et nous avons manifesté notre volonté de pouvoir contribuer davantage au développement de ces relations », a déclaré Luiz Ivaldo Villafañe Gomes Santos.
Les discussions ont également porté sur les moyens de renforcer les mécanismes de coopération entre le Brésil et les pays africains. Première économie d’Amérique latine et acteur influent du groupe des BRICS, le Brésil cherche depuis plusieurs années à consolider ses partenariats avec le continent africain, notamment dans les domaines de l’agriculture tropicale, de la recherche scientifique, de la santé, de la transition énergétique et de la formation des compétences. Le Togo entend, de son côté, diversifier ses partenariats internationaux afin d’accompagner ses priorités de développement et de transformation économique.
Les relations diplomatiques entre Lomé et Brasília remontent à 1972. Elles se sont progressivement étoffées avec la mise en place d’une coopération couvrant plusieurs secteurs stratégiques. En novembre 2018, les deux pays avaient signé à Lomé un accord supprimant l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, un dispositif destiné à faciliter les échanges officiels.
Au-delà des projets bilatéraux, les deux capitales affichent également leur volonté de poursuivre leur concertation sur les grandes questions régionales et internationales. Cette convergence traduit l’intérêt croissant accordé à une coopération entre pays du Sud, fondée sur le partage d’expériences, le renforcement des capacités et la recherche de réponses communes aux défis de développement.
