Deux mois après l’adoption en Conseil des ministres du décret portant leur création, les Écoles nationales polytechniques de Lomé (ENP-CL) et de Kara (ENP-CK) entrent officiellement dans le paysage de l’enseignement supérieur togolais. Les arrêtés signés le 30 juillet 2026 viennent traduire sur le plan administratif une réforme portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place le renforcement des formations scientifiques et technologiques parmi les priorités de la modernisation universitaire.
Réuni le 26 mai sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres avait adopté les décrets portant création, attributions, organisation et fonctionnement de ces établissements. L’objectif affiché était de doter le pays d’écoles d’ingénieurs capables de répondre plus efficacement aux besoins de l’économie nationale et aux évolutions des secteurs industriels, du numérique, des infrastructures, de l’énergie ou encore des mines.
Les deux nouvelles institutions succèdent aux Écoles polytechniques de Lomé et de Kara. Elles acquièrent le statut d’établissements publics dotés de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative et financière. Placées sous la tutelle technique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et sous la tutelle financière du ministère chargé des Finances, elles disposent d’un cadre institutionnel destiné à renforcer leur capacité de formation, de recherche et d’innovation.
Leurs missions vont au-delà de la formation initiale. Les ENP assureront la préparation d’ingénieurs, de techniciens supérieurs et de spécialistes dans plusieurs disciplines scientifiques et technologiques. Elles développeront également la recherche appliquée, la formation continue, les prestations d’expertise ainsi que des partenariats avec les entreprises, les centres de recherche et les universités, au Togo comme à l’international.
Cette évolution prolonge la politique de transformation engagée depuis plusieurs années dans l’enseignement supérieur. Après la création de l’École polytechnique de Lomé en 2021, issue de la fusion de l’École nationale supérieure d’ingénieurs et du Centre informatique et de calcul de l’Université de Lomé, le gouvernement fait évoluer ces structures vers un modèle national doté d’une autonomie plus large et de prérogatives élargies.
Les arrêtés prévoient une transition sans rupture. Les étudiants poursuivront leur cursus dans les nouvelles écoles, tandis que les personnels conserveront leurs droits. Les biens, équipements et obligations des anciennes structures sont transférés aux nouveaux établissements afin d’assurer la continuité des activités académiques.
Avec la mise en place de ces deux Écoles nationales polytechniques, le Togo renforce son dispositif de formation d’ingénieurs et poursuit la diversification de son offre universitaire. Cette orientation accompagne l’ambition de mieux rapprocher les compétences produites par les établissements d’enseignement supérieur des besoins du tissu économique et des métiers à forte valeur technologique.
