La réussite d’un parcours d’apprentissage repose autant sur la qualité des formations proposées que sur la capacité des encadreurs à transmettre leurs connaissances. C’est dans cette perspective qu’une session de renforcement de capacités des maîtres et maîtresses-artisans de l’École de la Chance s’est tenue les 3 et 4 août au village du Bénin de l’Université de Lomé. Cette rencontre marque une phase préparatoire avant l’entrée en atelier de la première cohorte de bénéficiaires du programme.

Organisée dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), cette formation visait à renforcer les compétences pédagogiques et professionnelles des artisans appelés à accompagner les jeunes filles et les femmes engagées dans un parcours d’apprentissage.
Pendant deux jours, les participants ont été sensibilisés aux fondamentaux d’un encadrement efficace. Les sessions ont porté sur les méthodes de transmission des savoir-faire, la planification des apprentissages, le suivi des progrès des apprenti(e)s, l’évaluation des compétences acquises ainsi que les principes d’un accompagnement adapté aux différents profils des bénéficiaires.

Au-delà de la dimension technique liée aux métiers, la formation a mis en avant le rôle éducatif du maître-artisan. Dans un atelier, celui-ci ne se limite pas à partager une expertise professionnelle. Il contribue également à instaurer un cadre d’apprentissage structuré, à encourager la progression des apprenantes et à les préparer aux exigences du monde professionnel.
L’École de la Chance s’appuie sur un modèle d’apprentissage pratique qui rapproche les bénéficiaires des réalités des métiers. Les ateliers constituent des espaces où les connaissances théoriques peuvent être transformées en compétences opérationnelles grâce à l’accompagnement de professionnels expérimentés. Le renforcement des capacités des maîtres-artisans répond ainsi à un objectif de qualité dans la formation dispensée.

Porté par le Gouvernement togolais avec le soutien de la Banque mondiale, le Projet SWEDD+ Togo s’inscrit dans une dynamique de développement des compétences et d’amélioration des opportunités économiques pour les filles et les femmes. Le programme intervient notamment sur les questions liées à l’autonomisation, à l’accès à la formation et à l’insertion professionnelle.

En préparant les encadreurs avant l’arrivée des premières bénéficiaires, le dispositif cherche à garantir un accompagnement adapté tout au long du parcours d’apprentissage. Les maîtres et maîtresses-artisans formés disposent désormais de nouveaux repères pour accueillir les apprenantes dans leurs ateliers et contribuer à leur montée en compétences.

La prochaine phase sera consacrée au déploiement des formations pratiques de l’École de la Chance. Les bénéficiaires pourront ainsi intégrer leurs différents cadres d’apprentissage et entamer un parcours destiné à renforcer leur autonomie professionnelle.
