La révision de la Licence professionnelle en Maintenance industrielle et services (LPMIS) et la validation de la Licence professionnelle en Mécanisation agricole (LPMA) placent l’adéquation entre formation et emploi au cœur des travaux engagés à l’Université de Kara. Pendant deux jours, enseignants, administrations publiques, établissements de formation et acteurs du secteur privé examinent les contenus pédagogiques afin de mieux les rapprocher des compétences recherchées dans l’industrie et l’agriculture.
Les travaux ont débuté le 13 août 2026 au Campus Nord de l’Université de Kara. L’ouverture a été présidée par Egbaou Assoté, secrétaire général de l’université, représentant la présidente de l’institution, Pr Prénam Houzou-Mouzou.

L’exercice répond à une préoccupation qui dépasse la seule actualisation des programmes. Les transformations des métiers imposent aux établissements d’enseignement supérieur de revoir régulièrement les compétences transmises, en particulier dans les filières techniques et professionnelles. Pour l’Université de Kara, la LPMIS et la LPMA constituent deux parcours directement liés à cette évolution.
Déployée depuis plusieurs années, la LPMIS fait ainsi l’objet d’une révision de son curriculum. Les échanges portent notamment sur les mutations observées dans l’industrie, l’énergie, le secteur minier et les transports. L’objectif est de vérifier que les enseignements proposés restent en phase avec les compétences attendues dans ces différents domaines.
La future LPMA répond à une autre demande. Le développement de la mécanisation agricole au Togo accroît les besoins en compétences liées aux équipements, à leur utilisation, à leur entretien et à leur gestion. Le renforcement de ces capacités apparaît d’autant plus important que le pays cherche à moderniser les systèmes de production et à améliorer la productivité agricole.
« La pertinence d’une formation professionnelle se mesure aussi à sa capacité à répondre aux besoins et aux mutations du monde du travail », a souligné Egbaou Assoté lors de l’ouverture de l’atelier.
Les participants examinent donc la cohérence des unités d’enseignement avec les référentiels de métiers et de compétences. La place accordée aux connaissances théoriques et aux apprentissages pratiques figure également parmi les points étudiés. Les méthodes pédagogiques, les modalités d’évaluation ainsi que les conditions de stage et d’insertion professionnelle font partie des autres sujets abordés.
La présence d’acteurs issus des administrations, des établissements de formation, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers vise à confronter les propositions académiques aux réalités du terrain. Cette approche doit notamment aider à mieux identifier les compétences recherchées par les employeurs et les aptitudes nécessaires à l’exercice des métiers concernés.
La démarche intervient alors que la question de l’employabilité des jeunes occupe une place croissante dans les politiques de formation au Togo. Le développement de parcours professionnalisants, le rapprochement avec les entreprises et l’adaptation des programmes aux besoins économiques figurent parmi les leviers mobilisés pour faciliter l’insertion des diplômés.
Pour l’Université de Kara, les travaux engagés sur ces deux formations doivent aboutir à des curricula mieux articulés avec les évolutions des secteurs productifs. La LPMIS doit ainsi intégrer les transformations des métiers de la maintenance industrielle, tandis que la LPMA doit préparer des compétences adaptées aux besoins liés à la mécanisation de l’agriculture.
Au terme de l’atelier, les propositions issues des échanges serviront de base à la finalisation des deux curricula. Leur mise en œuvre devra ensuite traduire sur le terrain le rapprochement recherché entre les formations universitaires et les compétences attendues par le marché de l’emploi.
