La couverture du volleyball africain ne dépend plus seulement des compétitions organisées sur les parquets. Pour élargir son audience, notamment auprès des jeunes, la Confédération africaine de volleyball veut rapprocher davantage son Comité des médias des fédérations nationales.
Noël Tadegon, président de la Fédération Togolaise de Volley-ball (FTVB) et président du Comité des médias de la Confédération africaine de volleyball (CAVB), a présenté le rapport de son comité lors du Congrès de la Confédération, organisé sur l’île de Sal, au Cap-Vert. Son intervention a surtout porté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre l’instance continentale et les fédérations nationales.

La CAVB observe une progression de l’audience de ses compétitions et de ses activités sur les plateformes numériques. Cette évolution accompagne un changement plus profond dans la manière dont les publics, en particulier les jeunes, suivent désormais le sport. Les contenus courts, les réseaux sociaux, les plateformes vidéo et la diffusion numérique occupent une place croissante dans leur accès à l’information sportive.
Face à ces usages, le Comité des médias entend poursuivre une stratégie davantage tournée vers les outils numériques. L’objectif est de toucher un public plus large sans limiter la communication aux seuls rendez-vous compétitifs. Les activités de la Confédération doivent pouvoir circuler plus régulièrement sur les différents canaux où se trouvent les amateurs de volleyball.
La réussite de cette orientation repose toutefois sur le travail réalisé au niveau national. Tadegon a donc invité les présidents des fédérations à renforcer leurs échanges avec le Comité des médias de la CAVB. Une coopération plus étroite doit permettre de faciliter la couverture des compétitions, de mieux faire circuler les informations et de donner davantage de visibilité aux activités du volleyball dans les différents pays africains.

La présidente de la CAVB, Bouchra Hajij, a pour sa part été saluée pour son soutien aux travaux du Comité des médias. Cet appui a accompagné le développement des activités de communication de la Confédération et la mise en avant de ses compétitions.
Le choix d’une communication plus numérique répond aussi à une évolution déjà engagée au sein de la CAVB. La Confédération avait inscrit l’amélioration de sa présence numérique, la modernisation de ses supports et le développement de la couverture de ses compétitions parmi les pistes destinées à accroître son rayonnement médiatique.
Le rapport présenté à Sal place ainsi les fédérations nationales devant une responsabilité concrète. Elles ne sont plus seulement des relais sportifs des compétitions continentales. Leur capacité à produire, transmettre et partager des contenus conditionne aussi la manière dont le volleyball africain peut atteindre ses publics, en particulier une génération habituée à découvrir le sport d’abord sur les écrans.
