Le Togo a terminé la deuxième édition de la Coupe du monde de maracana à la deuxième place, battu dimanche 4 octobre à Douala par la Côte d’Ivoire, tenante du titre, sur le score de 4 buts à 1. Après cette finale, le capitaine Moustapha Ouro et le sélectionneur Hamadou Boukari ont exprimé leur déception, tout en relevant la progression de la sélection depuis le bronze obtenu en 2024.
La marche finale était trop haute pour les Éperviers maracaniers. La Côte d’Ivoire a rapidement pris l’avantage avant de reprendre le contrôle après l’égalisation togolaise d’Artignon Ferdinand. Samuel Zokou a inscrit deux buts, tandis que Meïté Ibrahima a participé à l’écart définitif. Zokou, auteur de neuf réalisations dans le tournoi, a été désigné meilleur joueur de la compétition.

Le résultat tranche avec la trajectoire suivie par le Togo depuis le début du tournoi. Les Éperviers avaient remporté leurs trois rencontres de groupe contre les États-Unis, le Canada et la France, terminant premiers de leur poule avec neuf points. Ils avaient ensuite éliminé le Brésil en quarts de finale, avant de renverser le Cameroun, pays hôte, en demi-finale sur le score de 5-4.
Cette qualification pour la finale constituait une première pour la sélection togolaise, deux ans après sa troisième place lors de la première édition disputée en Côte d’Ivoire. La FETOMA avait d’ailleurs fixé avant le départ l’ambition d’aller chercher la finale, après le bronze de 2024.
La défaite n’efface donc pas la progression du classement mondial du Togo dans cette compétition. Elle laisse néanmoins un goût amer aux joueurs. Moustapha Ouro, capitaine des Éperviers maracaniers, a estimé que l’équipe était venue à Douala avec une ambition plus élevée que la médaille d’argent. « L’objectif avant d’arriver ici était de venir jouer, gagner et repartir avec la Coupe », a-t-il déclaré après la finale.
Le capitaine a surtout contesté une décision arbitrale survenue au cours de la rencontre. Selon son récit, un joueur ivoirien sanctionné d’un carton jaune puis d’un carton bleu après une faute ayant provoqué une blessure à l’arcade sourcilière de la victime aurait finalement vu le premier carton annulé après une intervention de la table. Ouro juge cette intervention « inadmissible » et estime que l’équipe est restée avec le sentiment de ne pas avoir obtenu les explications attendues.
Cette version a été reprise par Hamadou Boukari, qui a lui aussi mis en cause la décision prise autour de cette sanction. Le sélectionneur dit ne pas être convaincu par l’issue de la finale et considère comme décevante l’annulation du carton. Ses propos ne portent toutefois pas uniquement sur l’arbitrage. Il reconnaît aussi une faiblesse dans le jeu togolais, avec des occasions qui n’ont pas été converties.
« Il est vrai aussi qu’on n’a pas été efficace devant les buts », a-t-il relevé, avant d’annoncer un travail supplémentaire sur les prochaines échéances. Pour le technicien, la finale doit surtout servir à identifier les corrections à apporter à la sélection, tant dans son organisation que dans son efficacité.
Le contraste entre les deux lectures de la finale est révélateur d’une équipe qui avait jusque-là trouvé les ressources pour renverser plusieurs situations difficiles. Contre le Brésil, le Togo avait encaissé le premier but avant de s’imposer 2-1. Face au Cameroun, il avait été mené 3-1 avant de revenir à hauteur puis de s’imposer 5-4.
Le parcours de Douala constitue ainsi le deuxième résultat international de premier plan obtenu par les maracaniers togolais. En 2024, la sélection avait terminé troisième. En 2026, elle atteint la finale et ne concède qu’une défaite sur l’ensemble de sa campagne, face à la Côte d’Ivoire, qui conserve son titre mondial.
Pour Ouro Moustapha, cette évolution constitue la part positive à retenir malgré la frustration du dernier match. Le capitaine, déjà deuxième meilleur buteur de la première Coupe du monde de maracana disputée à Abidjan en 2024, estime que la médaille d’argent traduit une progression réelle de la sélection. Le prochain travail devra désormais porter sur les insuffisances apparues face au champion en titre, avec une priorité clairement identifiée par le sélectionneur, l’efficacité devant le but.
La Côte d’Ivoire, elle, repart de Douala avec un deuxième titre mondial consécutif. Le Togo quitte le tournoi avec l’argent et une première finale mondiale à son palmarès.
