Les immatriculations d’entreprises ont progressé de 7,9 % sur les neuf premiers mois de l’année, par rapport à la même période en 2025. Cette hausse porte le nombre de nouvelles structures enregistrées à 11 978, dans un contexte où la simplification des formalités de création reste un levier de la politique d’amélioration du climat des affaires.
Le Centre de formalités des entreprises (CFE) a recensé 11 978 créations entre janvier et septembre 2026, contre 11 099 un an auparavant. En valeur absolue, 879 entreprises supplémentaires ont été enregistrées sur la période. Cette évolution indique une reprise des immatriculations, sans suffire à mesurer, à elle seule, la vitalité économique des structures nouvellement créées.
Le premier trimestre concentre le plus grand nombre de formalités, avec 4 357 entreprises enregistrées. Le volume est retombé à 3 772 au deuxième trimestre, avant de remonter légèrement à 3 849 au troisième. Cette hausse trimestrielle de 2 % représente 77 créations supplémentaires par rapport au trimestre précédent.
Les données mensuelles montrent cependant une évolution moins favorable en fin de période. Après 1 374 immatriculations en juillet, le CFE en a comptabilisé 1 250 en août et 1 225 en septembre. Le nombre de créations a donc diminué de 149 entre juillet et septembre, malgré la progression enregistrée sur l’ensemble des neuf mois.
La simplification des démarches constitue l’un des leviers mobilisés pour faciliter l’accès à la formalisation. Le CFE centralise les procédures de création, de modification et de dissolution des entreprises. Les formalités peuvent être engagées en ligne, tandis que la carte unique délivrée à l’issue de la procédure regroupe plusieurs identifiants administratifs, dont ceux liés au registre du commerce, à la fiscalité et à la sécurité sociale.
Les frais de création publiés par le CFE s’élèvent à 25 400 FCFA pour une entreprise individuelle et à 28 250 FCFA pour une société, pour les ressortissants togolais et des autres pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ces coûts administratifs ne représentent toutefois qu’une partie des dépenses nécessaires au lancement d’une activité.
Le nombre d’immatriculations ne permet pas encore de déterminer combien de ces entreprises sont toujours en activité, combien d’emplois elles ont générés ou quelle contribution elles apportent à la production nationale. Leur évolution dans la durée constituera un indicateur complémentaire pour apprécier la portée économique de cette hausse.
