La confirmation, le 20 octobre 2026, d’un cas de fièvre hémorragique Ebola au Nigeria, dans sa variante Bundibugyo, conduit les autorités togolaises à intensifier la surveillance aux frontières et à renforcer leur préparation sanitaire. Le dépistage des voyageurs et la sensibilisation du public figurent parmi les mesures annoncées pour limiter le risque de propagation.
Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances a annoncé le renforcement du dispositif de veille épidémiologique dans le pays. Les contrôles thermiques doivent être systématisés à l’aéroport international Gnassingbé-Eyadéma, au port et aux points d’entrée terrestres. Les autorités prévoient aussi d’améliorer les capacités de préparation et de réponse des services sanitaires, tout en intensifiant les campagnes d’information auprès des populations.
Le cas signalé au Nigeria a été confirmé par les autorités sanitaires le 20 octobre, après des analyses de laboratoire. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit d’une infection importée chez une femme arrivée d’Ouganda. Les investigations ont été engagées pour retracer ses déplacements et identifier les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
La maladie à virus Ebola est une infection grave qui se transmet par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, notamment les vomissures, les selles, les urines et les sécrétions génitales. Le contact avec un animal infecté peut également constituer une voie de transmission. La fièvre brutale, une faiblesse intense, les douleurs musculaires, les maux de tête, la fatigue, les nausées, les vomissements, la diarrhée et les douleurs abdominales figurent parmi les symptômes possibles. Des saignements inexpliqués peuvent survenir dans certains cas.
Le ministère appelle la population à une vigilance accrue face à ces signes. Toute personne présentant des symptômes suspects, en particulier après un déplacement dans une zone touchée ou un contact à risque, doit solliciter rapidement une prise en charge sanitaire et éviter tout contact avec les liquides biologiques d’autrui. La reconnaissance précoce des cas et le respect des mesures de prévention restent essentiels pour limiter la transmission.
Le gouvernement entend ainsi maintenir une surveillance renforcée aux principaux points d’entrée du territoire et préparer les services de santé à une éventuelle détection de cas, alors que l’OMS recommande aux pays de la région de coordonner leurs dispositifs de surveillance et de réponse.
