Les discussions engagées entre Lomé et Moscou en novembre 2025 ont déjà donné lieu à plusieurs développements concrets. Reçu par Vladimir Poutine en marge du troisième sommet Russie-Afrique, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a évoqué les progrès enregistrés dans la coopération bilatérale, notamment la signature de sept mémorandums dans différents secteurs.
L’entretien a d’abord été consacré au suivi des échanges entre les deux dirigeants. Vladimir Poutine a rappelé leur rencontre de novembre dernier, avant de souligner les avancées enregistrées dans les relations entre les deux pays. Faure Gnassingbé a confirmé cette évolution, en mettant l’accent sur le travail de la commission intergouvernementale russo-togolaise. Après une mission de ses membres à Lomé en septembre, sept mémorandums ont été signés dans des domaines variés. Le dirigeant togolais a insisté sur la rapidité avec laquelle les discussions politiques ont débouché sur ces premiers instruments de coopération.
Vladimir Poutine a, de son côté, rappelé l’ancienneté des relations diplomatiques entre les deux pays, établies depuis 66 ans. Il a également mentionné l’entrée en vigueur, en septembre, de l’accord interétatique sur les bases des relations russo-togolaises. La reprise des activités de l’ambassade russe à Lomé, en août, et les préparatifs en vue de l’ouverture d’une représentation diplomatique togolaise à Moscou constituent d’autres évolutions évoquées au cours de l’entretien.
Les échanges commerciaux ont également occupé une place dans le bilan présenté par le président russe. Selon les données qu’il a communiquées, leur volume a atteint 852 millions de dollars en 2025. Moscou souhaite développer davantage cette coopération, en particulier dans l’énergie, les transports, la logistique, l’exploration géologique et l’agriculture. Ces secteurs figurent parmi les domaines dans lesquels les deux pays entendent approfondir leurs relations.
La dimension universitaire et culturelle a aussi été abordée. Vladimir Poutine a indiqué que plus de 900 Togolais avaient effectué leurs études en Russie et que plus de 440 jeunes y poursuivaient actuellement leur formation. Il a par ailleurs évoqué le projet d’ouverture à Lomé de deux maisons russes partenaires, sous l’égide du Centre de diplomatie publique. Ces initiatives complètent les perspectives de coopération économique et institutionnelle discutées entre les deux parties.
Faure Gnassingbé a également tenu à remercier son homologue pour l’accueil réservé à sa délégation et pour sa disponibilité durant le sommet. Il a salué l’organisation du troisième sommet Russie-Afrique, ainsi que la patience de Vladimir Poutine, resté présent jusqu’à la fin des interventions des délégations. Le Président du Conseil a vu dans cette attention une marque de considération envers les participants africains.
Le président russe a, en retour, exprimé son plaisir à échanger avec ses interlocuteurs africains. Cette tonalité cordiale a accompagné une séance de travail principalement consacrée aux relations bilatérales et aux moyens de les développer. Les deux dirigeants ont ainsi abordé aussi bien les acquis institutionnels que les secteurs dans lesquels ils souhaitent étendre leur coopération.
La suite dépendra désormais de la concrétisation des engagements formalisés. Les sept mémorandums signés après la mission de la commission intergouvernementale constituent un premier ensemble d’instruments dont la mise en œuvre permettra d’apprécier la portée des orientations retenues par Lomé et Moscou.
