Après plusieurs épisodes climatiques enregistrés entre 2020 et 2024, le Togo engage une nouvelle phase d’action. Inondations, vents violents, sécheresses et incendies ont mis à l’épreuve les infrastructures et les populations. Face à cette situation, les autorités lancent le Projet de reconstruction et de soutien aux communautés post-catastrophes climatiques (PRECO).
Ce programme vise à mobiliser des ressources auprès du Fonds pour les pertes et préjudices, un mécanisme dédié aux pays exposés aux effets du changement climatique. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) accompagne cette démarche afin de structurer la demande de financement.
Dans cette perspective, un atelier technique a réuni plusieurs acteurs publics et privés, ainsi que des partenaires internationaux. Les échanges portent sur l’identification des zones prioritaires, l’évaluation des besoins et la préparation d’un dossier à soumettre au Fonds. À l’issue des travaux, une stratégie de reconstruction et une feuille de route doivent être finalisées.
Par ailleurs, le projet ne se limite pas à la remise en état des infrastructures. Il prévoit aussi le renforcement des systèmes d’alerte, une meilleure coordination entre institutions et une réduction de la vulnérabilité des communautés exposées.
Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée. En novembre 2024, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a mobilisé 6,6 millions d’euros, soit environ 4,3 milliards de francs CFA, pour répondre aux conséquences des inondations. Ce soutien, activé via le mécanisme Programme d’assurance contre les catastrophes naturelles (PACAN), combine financement et couverture assurantielle afin de faciliter une réponse rapide et la remise en état des zones touchées.
