Une tendance générale à la normalité des précipitations se dessine pour le second semestre agricole. Les projections publiées par l’Agence nationale de la météorologie du Togo (ANAMET) indiquent que la période de juillet à septembre 2026 devrait connaître des pluies proches des moyennes habituelles, avec toutefois des écarts selon les zones.
Dès le début de la saison, des contrastes apparaissent. Entre juin et août, la partie nord pourrait enregistrer des cumuls inférieurs aux normales, avec une évolution progressive vers l’équilibre. Dans le même temps, les régions méridionales afficheraient des niveaux de pluies proches ou au-dessus des moyennes. Ces différences influencent déjà les perspectives hydrologiques. Les écoulements restent attendus à des niveaux modérés dans le bassin de l’Oti, tandis qu’ils pourraient être plus faibles dans ceux du Mono et du lac Togo.
Sur le plan agricole, ces indications orientent les calendriers culturaux. Dans les régions Centrale et de la Kara, les premières pluies favorisent un démarrage plus tôt que d’habitude. En revanche, dans les Savanes, la prudence reste de mise. Les services météorologiques recommandent d’attendre une installation plus stable des précipitations avant d’engager les semis.
Les choix techniques deviennent alors déterminants. L’ANAMET invite les producteurs à privilégier des cultures capables de résister aux périodes de déficit hydrique et à adopter des variétés à rendement élevé. La question de l’occupation des zones exposées aux inondations est aussi posée, avec un appel à éviter ces espaces pour les habitations comme pour les exploitations agricoles.
La gestion de l’eau figure également parmi les points de vigilance. Barrages et aménagements hydro-agricoles devront être utilisés avec rigueur afin de limiter les pertes et de sécuriser les productions. Dans ce sens, les agriculteurs sont encouragés à suivre régulièrement les bulletins météorologiques et les mises à jour saisonnières afin d’ajuster leurs pratiques au fil de la campagne.
