Une rumeur relayée depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux évoque de supposés cas de disparition de sexes dans la ville de Sokodé. Les autorités préfectorales rejettent catégoriquement ces allégations et invitent la population à ne pas céder à la désinformation.
Dans un communiqué publié le 3 juillet, le préfet de Tchaoudjo, Yendoukoa Douti Tchimbiandja, indique qu’aucun élément ne permet d’étayer les informations largement diffusées en ligne. Selon lui, les auteurs de ces publications affirment disposer de témoignages ou de preuves, sans qu’aucun fait ne vienne confirmer leurs déclarations.
Le préfet rapporte que certaines personnes ont accusé d’autres individus d’être à l’origine de ces prétendues disparitions. Ces accusations ont parfois donné lieu à des actes de violence. « Certaines personnes ont accusé des tiers d’avoir fait disparaître leur sexe. Dans certains cas, les personnes accusées ont subi des violences, mais ont été toujours secourues par les forces de l’ordre et de sécurité qui ont fait preuve de professionnalisme. Les quelques cas portés à la connaissance de la police ont été gérés avec succès grâce à la collaboration des médecins », précise-t-il.
Par ailleurs, les autorités soulignent que les chefs traditionnels ainsi que les responsables religieux ont contribué aux actions de sensibilisation engagées auprès des populations. Elles rappellent qu’aucun des cas signalés n’a permis de confirmer les rumeurs diffusées.
Les examens médicaux réalisés au Centre hospitalier régional (CHR) de Sokodé vont dans le même sens. « Les prétendues victimes, examinées par l’urologue du CHR de Sokodé, n’ont présenté aucun indice ni de malformation, ni de rétrécissement de leur sexe », affirme le préfet.
D’après l’autorité préfectorale, ce type de rumeur relève davantage d’un phénomène psychologique déjà observé par le passé. Les personnes qui se disent victimes bénéficieront d’un suivi adapté, tandis que les services compétents poursuivent leurs actions de prévention afin de préserver la sérénité au sein de la préfecture.
Enfin, le préfet met en garde contre la propagation de fausses informations, susceptibles d’alimenter la peur et d’exposer des citoyens innocents à des actes de vindicte populaire. « Leurs auteurs s’exposent à la rigueur de la loi », avertit-il.
