Le dialogue entre les porteurs de projets, les investisseurs et les institutions d’appui à l’entrepreneuriat a marqué la troisième édition de la Rencontre nationale sur l’entrepreneuriat (Di-Kéti), tenue du 3 au 5 juillet 2026. Initiée par le ministère du Développement à la base, de l’Inclusion financière, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, cette rencontre a mis l’accent sur la qualité des projets, l’accès au financement et le développement d’entreprises capables de saisir les opportunités des marchés national et régional.
Durant trois jours, de jeunes entrepreneurs, des experts, des partenaires techniques, des investisseurs et des institutions financières ont pris part à un programme composé de panels, de masterclass, d’ateliers pratiques et de rencontres B2B. Les échanges ont porté sur les leviers susceptibles d’améliorer la bancabilité des projets, de renforcer les compétences entrepreneuriales et de favoriser des partenariats durables.

Au fil des éditions, Di-Kéti est devenu un espace où les entrepreneurs peuvent présenter leurs idées, recueillir des conseils et nouer des contacts utiles à la concrétisation de leurs ambitions. Le nom de cette rencontre, inspiré d’une expression évoquant le rassemblement pour avancer ensemble, traduit cette volonté de rapprocher les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial.
À l’ouverture des travaux, la ministre du Développement à la base, de l’Economie Sociale et Solidaire, Mazamesso Assih, a rappelé que cette rencontre vise à consolider la coopération entre l’État, les jeunes entrepreneurs et les structures d’accompagnement. « Un entrepreneur n’avance jamais seul. Il avance quand les talents rencontrent les capitaux et les projets les décideurs. Mais surtout quand les entrepreneurs et les innovateurs rencontrent les marchés », a-t-elle déclaré.
La ministre a également souligné que la valeur de Di-Kéti repose avant tout sur les liens créés entre les participants. « Ce rendez-vous donne l’occasion à un entrepreneur de rencontrer un investisseur, une start-up de nouer un partenariat avec une institution financière et à un artisan de découvrir un marché qu’il n’imaginait pas accessible. C’est là Di-Kéti dans sa réalité la plus concrète », a-t-elle ajouté.
Les discussions ont aussi mis en lumière les mutations du monde économique. Les intervenants ont relevé que les habitudes de consommation évoluent, que les chaînes de valeur deviennent plus exigeantes et que l’accès aux marchés repose désormais sur des critères de compétitivité, de qualité et d’innovation. Les jeunes entrepreneurs ont ainsi été invités à structurer davantage leurs projets et à développer des solutions capables de répondre à ces nouvelles attentes.
Invité d’honneur de cette édition, le président-directeur général de Bloomfield Investment Corporation, Stanislas Zézé, a insisté sur le rôle du secteur privé dans la création de richesse et d’emplois. « Aujourd’hui, nous avons un continent extrêmement dynamique, parce qu’il devient de plus en plus jeune. Ce qui veut dire que l’avenir entrepreneurial de ce continent repose sur sa jeunesse », a-t-il affirmé.
Selon lui, accompagner les jeunes entrepreneurs relève d’une nécessité durable plutôt que d’une tendance passagère. « Il n’y aura pas de miracle, mais une construction qui sera durable et que nous allons voir évoluer année après année. La responsabilité, la véritable en réalité, de la réussite de l’écosystème entrepreneurial, se repose sur les jeunes », a-t-il indiqué, tout en les invitant à poursuivre leurs efforts dans la durée.
En réunissant les porteurs de projets, les partenaires financiers et les acteurs de l’accompagnement, cette troisième édition de la Rencontre nationale sur l’entrepreneuriat (Di-Kéti) a mis l’accent sur les mécanismes susceptibles de faciliter le financement des entreprises, de renforcer leur structuration et de soutenir le développement d’un entrepreneuriat porté par la jeunesse.
