La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) poursuit la mise en œuvre du Programme d’intégration numérique régionale en Afrique de l’Ouest (WARDIP). Depuis le 29 juin et jusqu’au 10 juillet 2026, son siège d’Abuja accueille une réunion technique consacrée à l’évaluation des propositions relatives à la fourniture de capacité de câble sous-marin. L’objectif est de renforcer la résilience des infrastructures numériques dans plusieurs pays de la sous-région.
Des délégations de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Libéria et de la Sierra Leone prennent part aux travaux. Ensemble, elles examinent les offres soumises dans le cadre du processus de passation de marchés qui doit conduire au déploiement d’un second câble sous-marin. Ce projet bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale à travers le Programme d’intégration numérique régionale en Afrique de l’Ouest (WARDIP).

L’enjeu est de doter ces cinq États d’une connexion internationale supplémentaire. Aujourd’hui, chacun d’eux dépend d’un seul point d’atterrissage du câble Africa Coast to Europe (ACE). La création d’une seconde liaison permettra de réduire les risques de rupture de service, d’améliorer la continuité des communications et de renforcer la capacité des réseaux numériques.
Plus largement, ce projet s’inscrit dans le développement du système de câble sous-marin Amilcar Cabral, une infrastructure régionale portée avec l’appui de la CEDEAO et de ses partenaires. À terme, cette liaison doit contribuer à une meilleure interconnexion des pays participants, tout en facilitant les échanges numériques, les services en ligne et le développement de l’économie digitale en Afrique de l’Ouest.
Le Programme d’intégration numérique régionale en Afrique de l’Ouest (WARDIP) vise également à améliorer l’accès à Internet, à réduire le coût de la connectivité et à favoriser l’harmonisation des politiques numériques entre les États membres. Cette approche accompagne les ambitions régionales en matière de transformation digitale, de commerce électronique, d’administration numérique et d’innovation.
La Commission de la CEDEAO poursuit ainsi les différentes phases techniques prévues avant le lancement des travaux. L’évaluation des propositions constitue une étape essentielle pour identifier les solutions les mieux adaptées aux besoins des pays concernés et garantir la fiabilité des futures infrastructures numériques régionales.
