Les luttes traditionnelles Evala ont débuté ce samedi 11 juillet 2026 à Pya, lançant une nouvelle édition de ce rendez-vous culturel qui réunit chaque année des milliers de participants et de visiteurs. La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, venu assister aux premières confrontations et témoigner de son attachement à cette tradition transmise de génération en génération.

Les premières empoignades ont mis aux prises les coalitions de Lao-Bas et de Lao-Haut. Sur l’arène, les jeunes lutteurs ont livré des combats où la technique, la maîtrise de soi et la détermination ont occupé une place centrale. Autour des aires de lutte, les chants, les sonorités des instruments traditionnels et les danses ont accompagné chaque duel, tandis que familles, anciens et sympathisants encourageaient les compétiteurs.

Au-delà de la dimension sportive, les Evala demeurent un rite initiatique propre au peuple kabyè. Cette pratique prépare les jeunes à leur entrée dans la vie adulte à travers un parcours fondé sur le courage, la discipline, le respect des aînés, le sens du devoir et l’esprit de solidarité. Elle constitue également un espace de transmission des connaissances, des usages et des valeurs qui façonnent l’identité culturelle de cette communauté.

Inscrites depuis plusieurs années parmi les expressions culturelles les plus connues du Togo, les Evala attirent aussi des visiteurs venus d’autres régions du pays ainsi que de l’étranger. Chaque édition contribue à mettre en lumière les richesses du patrimoine national et favorise les activités économiques locales grâce à l’affluence observée durant cette période.
À l’issue des premières rencontres, le Président du Conseil a salué les prestations des lutteurs. « Je félicite les lutteurs, dont les prestations témoignent de leur volonté de contribuer à la préservation de cette tradition ancestrale », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé.

Tout au long de son déplacement, le Président du Conseil a reçu un accueil chaleureux de la population. Les chants, les danses et les marques de sympathie ont traduit la reconnaissance exprimée par les lutteurs, leurs familles et de nombreux habitants pour son intérêt constant envers cette célébration, considérée comme l’une des principales références du patrimoine culturel togolais.

Les compétitions se poursuivront durant toute la semaine dans plusieurs cantons de la préfecture de la Kozah. Outre les affrontements sur les arènes, le programme prévoit des manifestations culturelles, des rencontres communautaires, des activités éducatives ainsi que des initiatives économiques qui rythment traditionnellement cette période et mettent en valeur les savoir-faire locaux.
