La protection des droits humains demeure une dynamique qui appelle des efforts réguliers de l’État, des institutions et de l’ensemble des acteurs de la société. C’est le principal message livré samedi par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), qui a dressé un état des lieux des avancées enregistrées au Togo tout en mettant en lumière les défis qui exigent une attention soutenue.
Pour la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la promotion des libertés fondamentales ne relève jamais d’un objectif définitivement atteint. « C’est un processus continu. Aucun pays n’est irréprochable », a rappelé le secrétaire général de l’institution, Komlan Agbelénkon Narteh-Messan. Cette approche rejoint les principes défendus par les institutions nationales des droits de l’homme, appelées à suivre de façon permanente l’évolution de la situation et à formuler des recommandations aux pouvoirs publics.

Parmi les préoccupations évoquées, la Commission place la question de la surpopulation carcérale au premier rang. Selon Komlan Agbelénkon Narteh-Messan, « il est urgent de trouver des mesures préventives et de renforcer les infrastructures pénitentiaires pour y remédier ». Cette orientation rejoint les recommandations déjà formulées par la CNDH dans ses précédents rapports, qui plaident notamment pour une politique pénitentiaire renforcée, une meilleure réinsertion des détenus et un accompagnement adapté des établissements carcéraux.
En parallèle, l’institution relève plusieurs évolutions jugées encourageantes. Elle met en avant les dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits civils et politiques, notamment le droit à la vie ainsi que les libertés d’expression, de manifestation et de religion. Elle souligne également les progrès observés sur le plan économique et social.

La Commission cite en particulier le déploiement de l’Assurance maladie universelle (AMU), les investissements réalisés dans le système éducatif ainsi que les efforts consacrés au renforcement des infrastructures scolaires. Elle relève aussi les actions engagées en faveur de la protection des ressources naturelles, considérées comme un volet essentiel des droits environnementaux.
Au regard de ces constats, la CNDH estime que les acquis enregistrés méritent d’être consolidés afin de poursuivre l’amélioration des conditions de vie des populations et le renforcement de la protection des droits fondamentaux. L’institution réaffirme, par ailleurs, sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec les autorités publiques, les organisations de la société civile et les autres partenaires concernés afin d’accompagner les actions engagées en faveur de l’État de droit et du respect des droits humains.
