L’enseignement supérieur togolais enregistre une nouvelle reconnaissance à l’échelle continentale. La présidente de l’Université de Kara, Professeure Prénam Houzou-Mouzou, a été élevée au rang d’Officier de l’Ordre International des Palmes Académiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). La distinction lui a été décernée ce 31 juillet à Djibloho, en Guinée équatoriale, au terme de la 48ᵉ session ordinaire du Comité Consultatif Général (CCG) de l’institution panafricaine.

Remise par le Secrétaire général du CAMES, le Professeur Souleymane Konaté, Grand Chancelier de l’Ordre, cette distinction récompense des personnalités dont les travaux et l’engagement contribuent au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’espace CAMES. Elle ouvre également à la récipiendaire les portes du Conseil de l’Ordre International des Palmes Académiques, une instance chargée de promouvoir les valeurs d’excellence académique et de reconnaître les acteurs qui participent au rayonnement de l’institution.
Avec cette admission, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou devient la première Togolaise à siéger au sein de ce Conseil en qualité de membre. Cette distinction vient enrichir un parcours déjà marqué par plusieurs responsabilités. Professeure titulaire de rhumatologie, cheffe du service de rhumatologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kara et médecin lieutenant-colonel des Forces Armées Togolaises (FAT), elle est aussi la première femme à présider une université publique au Togo.

Son parcours illustre la place croissante des femmes dans la gouvernance des établissements d’enseignement supérieur du pays. À la tête de l’Université de Kara, elle accompagne le développement de cette institution, créée pour renforcer l’offre de formation universitaire dans le nord du Togo et soutenir la recherche dans plusieurs disciplines.
Présent dans 19 États, le CAMES joue un rôle central dans l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, l’évaluation des enseignants-chercheurs ainsi que la promotion de l’assurance qualité au sein des universités africaines. La 48ᵉ session du Comité Consultatif Général, organisée du 29 au 31 juillet à Djibloho, a notamment permis de valider les travaux conduits par les comités spécialisés chargés de l’évaluation de plusieurs milliers de dossiers académiques avant l’examen des distinctions honorifiques.

Cette distinction met en lumière le parcours d’une universitaire dont les responsabilités s’exercent à la croisée de l’enseignement, de la recherche, de la médecine et du service public, tout en renforçant la présence du Togo au sein des instances académiques du CAMES.
