Les résultats de la 48ᵉ session des Comités consultatifs interafricains (CCI) du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ont été publiés à l’issue de la réunion du Comité consultatif général, tenue du 29 au 31 juillet 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale. Au total, 2 408 enseignants-chercheurs et chercheurs ont été inscrits sur les différentes listes d’aptitude. Parmi eux figurent 111 universitaires togolais, signe d’une présence étendue des établissements d’enseignement supérieur et de recherche du pays dans cette campagne d’évaluation.
Avec 111 inscrits, le Togo présente une délégation portée principalement par l’Université de Lomé, qui compte 75 candidats. L’Université de Kara en totalise 32. Les quatre autres dossiers proviennent de l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) ainsi que d’autres institutions de recherche.
La répartition par sexe fait apparaître une majorité d’hommes. Environ 90 enseignants-chercheurs et chercheurs sont de sexe masculin, contre près de 21 femmes. Ces dernières sont présentes dans plusieurs disciplines, notamment en médecine, en sciences humaines, en agronomie, en économie et en gestion.
Les chercheurs togolais inscrits couvrent un large éventail de spécialités. Les lettres et sciences humaines regroupent près de 38 inscrits. La médecine, la pharmacie, l’odontostomatologie et les disciplines vétérinaires en rassemblent environ 35. Les autres candidatures concernent les sciences naturelles et l’agronomie, les mathématiques, la physique, la chimie, les sciences et techniques de l’ingénieur, les sciences économiques et de gestion ainsi que le droit.
Cette diversité reflète l’étendue des travaux de recherche conduits dans les universités togolaises. Les spécialités représentées vont de la cardiologie à la neurochirurgie, de la génétique végétale à l’écologie, de la géomatique à la philosophie politique, en passant par les statistiques, le génie civil, la comptabilité, l’économie du développement et les sciences de l’éducation.
Les Comités consultatifs interafricains constituent le principal dispositif d’évaluation scientifique du CAMES. Chaque année, des experts issus des États membres examinent les activités d’enseignement, les publications scientifiques et les parcours des candidats afin de statuer sur leur inscription sur les différentes listes d’aptitude, une reconnaissance qui accompagne leur évolution académique.
La session 2026 a également été marquée par une distinction honorifique attribuée à une universitaire togolaise. Le professeur Prénam HOUZOU-MOUZOU a été élevée au grade d’Officier de l’Ordre international des Palmes académiques (OIPA) du CAMES. Elle a été admise solennellement au sein du Conseil de l’OIPA le 31 juillet 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale. Cette distinction récompense des personnalités dont les contributions ont marqué l’enseignement supérieur et la recherche dans l’espace CAMES.
